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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 17:12

 

À voir d'urgence cette importante vidéo

au sujet de l'empoisonnement des abeilles.

 

" Abeilles : le massacre autorisé "

 

Votre signature est requise

pour enrayer une catastrophe programmée

 

 http://www.pollinis.org/petitions/video_pesticides.html

 

 

 

à lire également :

 

http://cdurable.info/Les-abeilles-sont-desorientees-par-une-faible-dose-d-insecticide-selon-l-INRA.html

 

 

_________________________

 

Nous avons reçu ça (le 15 janvier 2013) :


Bonjour à toutes et à tous,


Et nos meilleurs vœux pour cette nouvelle année 2013 !

 

Vous avez signé notre pétition www.ogm-abeille.org pour une protection de l’apiculture et des consommateurs face aux OGM.

Aujourd’hui, la pétition a réuni plus de 300 000 signatures. Nous vous remercions très chaleureusement de votre soutien et nous souhaitons vous tenir informés des suites.


 

Un débat parlementaire sur le point de s’engager

 

Un débat au Parlement européen va s’engager dans les semaines à venir et jusqu’à mai 2013.

Dans ce contexte, nous serons auditionnés par la Commission des pétitions du Parlement européen le 21 janvier.

Par ailleurs, nous remettrons les signatures à la fin du débat parlementaire, en mai 2013.

 

Il est donc encore temps de diffuser notre pétition !

Vous pouvez la faire signer en version électronique ou papier jusqu’au mois de mai.

 

 

Aux origines de la pétition…

 

Le 6 septembre 2011, dans l’affaire Bablok, la Cour de Justice de l’Union Européenne a décidé que du miel contaminé avec du pollen de maïs MON810 ne pouvait être commercialisé faute d’autorisation de ce pollen pour l’alimentation humaine. Cet arrêt indique également qu’un étiquetage est obligatoire au-delà d’une présence de 0.9% de pollens issus d’OGM autorisés dans l’alimentation humaine.

 

Pour nos organisations, la décision a marqué, au plus haut niveau, la reconnaissance de l’incompatibilité de la culture des OGM avec l’apiculture. La conséquence logique de cet arrêt aurait dû être l’édiction par les Etats membres de règles visant à protéger l’apiculture contre les contaminations par les OGM.

Malheureusement la Commission a préféré demander aux Etats membres d’attendre avant d’agir. C’est pourquoi, il y a un an, la pétition a été créée, puis enregistrée auprès de la Commission des pétitions du Parlement européen.

 

Merci encore,

Bien cordialement,

 

 

Les organisations partenaires de la pétition :

 

Agir pour l’environnement, Amis de la Terre, Apis Bruoc Sella, Attac, ASPAS, Biocoop, CONAPI, Confédération Paysanne, Danmarks Biavlerforening, FFAP, FNAB, FNE, FNOSAD, FRAPNA, Générations Futures, GIET Info, Greenpeace, Inter-Environnement Wallonie, LPO, Natagora, Nature et Progrès, Nature et Progrès Belgique, Mouvement de l’Agriculture Bio-Dynamique, OGM Dangers, One Voice, Réseau Semences Paysannes, Syndicat National d’Apiculture, UNAAPI, Union Nationale de l’Apiculture Française, Veille au grain

 

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site www.ogm-abeille.org

 

arton11.jpg

 


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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 21:20

 

Kokopelli est une association visant à sauver les semences de variétés potagères anciennes de la disparition, les protégeant contre l'hégémonie du cartel des semenciers. En effet, ceux-ci réduisent gravement la biodiversité en limitant les variétés potagères à quelques hybrides F1 non reproductibles. Le but inavoué de cette manœuvre étant d'assurer la mainmise sur la population mondiale en la rendant dépendante de son alimentation. C'est du reste exactement ce que fait Monsanto avec les semences OGM que les agriculteurs ne peuvent pas ressemer, et qu'ils doivent payer au prix fort ; sans parler de la toxicité cachée des dites plantes OGM.


Implantée dans plusieurs pays émergeants (Inde, Brésil, Equateur, Guatémala, Costa Rica, Bolivie, Paraguay, Sénégal, Mali) Kokopelli y accomplit un travail remarquable, formant les populations à de meilleures pratiques culturales et distribuant gratuitement des semences à des petits agriculteurs ruinés par les grandes compagnies semencières.


Condamnée par la loi française en 2005 en première instance, Kokopelli s'était finalement pourvue devant la cour européenne de justice et l'avocate de l'association ne cachait pas son optimisme en janvier dernier. En effet, l'avocat général de la cour européenne, Mme Kokott, estimait elle-même que Kokopelli était dans son bon droit de commercialiser des variétés anciennes de semences potagères.

 

L'arrêt de la cour européenne est tombé le 12 juillet 2012. Patatras ! Contre toute attente, la cour donne raison aux semenciers et interdit à Kokopelli de poursuivre son activité, tout en condamnant l'association à 100 000 € de dommages et intérêts ! Il semble que le lobbying ait fonctionné efficacement, car cette décision défie toute logique démocratique. Il laisse planer un doute sévère sur les réelles intentions des instances européennes à notre égard et hypothèque l'avenir des futures générations.

Aurait-on voulu atteindre un symbole de notre indépendance alimentaire ?


 

Pour plus de détails lire la réaction de Kokopelli  

http://kokopelli-semences.fr/juridique/proces_perdu_2012

 

 

 

 
 
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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 22:23

 

Outre les papillons, l'ortie héberge une multitude d'insectes.

 

La coccinelle se rencontre souvent sur les feuilles d'ortie sous différentes formes, rouges et jaunes. Elles trouvent là les pucerons qui leur servent de nourriture.

 

SNV81794.jpgCoccinelle à 2 points (Adalia bipunctata)

 

Propylaea quatuordecimpunctata Schwarzgefleckter MarienkäfCoccinelle à 14 points (Prophylaea 14-punctata)

 

DSC 0058 webPuceron blanc

 

 

Les fourmis savent aussi tirer parti des pucerons, qu'elles élèvent comme du bétail.

DETAIL-PUCERONS---FOURMIS.jpg

 

Outre le superbe charançon vert, aux reflets mordorés, l'ortie héberge également le charançon noir, beaucoup plus banal. Il pond ses œufs dans les pétioles des feuilles d'ortie. Puis, les larves émigrent vers les tiges dont elles mangent la moelle.

 

_97061.jpgCharançon vert (Phyllobius pomaceus)

 

Cidnorhinus quadrimaculatus Schwarzer Brennnesselrüßler BCharançon noir (Cidnorhinus quadrimaculatus)

 

 

La psylle est apparentée aux pucerons, mouches blanches et cochenilles. On rencontre souvent sa larve sur les feuilles d'ortie.

 

Trioza urticae Brennnessel-Blattfloh Ried 16-05-11 (7) KarlLarve de psylle (Trioza urticae)

 

 

On y trouve aussi différentes sortes de mouches.

 

Oxyna parietina Bohrfliege Ried 16-05-11 (10) Karl SauerbreOxyna parietina 

 

SNV81864_web.jpg

 

 

On rencontre encore sur l'ortie des ciccadelles - sortes de petites cigales - des perces-oreilles et un grand nombre de punaises, carnivores ou non.

 

1310919787_f04310bd21_b_web.jpgPunaise mangeant une chenille de paon-du-jour

 

 

Pour sa part, l'ichneumon pond ses œufs à l'intérieur de la chenille. Ainsi, les larves vont se développer en rongeant la chenille de l'intérieur !

Ça n'en a peut-être pas l'air, mais un massif d'orties est un véritable champ de bataille.

 

IMG_5013.jpgIchneumon extenforius 

 

 

 

Le cercopis sanguinolente (10mn) est un autre insecte que l'on rencontre fréquemment sur l'ortie.

 

Cercopis-vulnerata-Gemeine-Blutzikade-Westerstetten--6--Kar.jpgCercopis sanguinolenta

 

 

Enfin, la sauterelle verte (Tettigonia vididissima) visite parfois l'ortie, comme ce magnifique spécimen.

 

heupferd.jpg Sauterelle verte (Tettigonia vididissima)

 

 

Bien qu'il ne s'agisse pas d'insectes à proprement parler, mentionnons également les araignées et les escargots, qui vivent souvent sur l'ortie.

 

SNV81863_web.jpg

 

INDIA BRUT SAMSUNG 1093

 

 

 

 

 

 

 

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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 10:17

 

 

L'ortie, dont les poils urticants sont redoutés par les humains comme par les animaux, comporte quelques imitations. Ces copies peuvent parfois rebuter par leur odeur fétide, mais leurs poils ne piquent pas.

Appartenant à la famille des lamiacées (ex-labiées), on les reconnaît à leurs feuilles opposées, avec des fleurs en forme de gueule de loup à l'aisselle des feuilles. Les principales familles sont le lamier (blanc, jaune, pourpre, tacheté...), le stachys et le marrube (blanc, noir). Ce sont toutes des plantes vivaces.

 

FAUSSES ORTIES

308 : Marrubium vulgare ; 309 : Stachys sylvatica ; 310 : Stachys germanica ;

 311 : Lamium galeobdolon ; 312 : Lamium maculatum ; 313 : Lamium purpureum

Planche extraite de l'Atlas botanique illustré de Carl Hoffmann (1884). 


 

 

LAMIER BLANC 1 webLe lamier blanc ou "ortie blanche" (Lamium album) est le plus répandu. Il forme souvent des massifs à côté de la grande ou de la petite ortie. Il a du reste la même hauteur que cette dernière (60 cm) et ses feuilles dentelées sont pointues. Bien que de moindre valeur que l'ortie, le lamier blanc est comestible et partage une partie des propriétés médicinales de l'ortie.

 

Il en existe une espèce à fleurs jaunes, qui possède à peu près les mêmes caractéristiques. C'est le Lamium galeobdolon  (ou Galeobdolon luteum  ), communément appelé "ortie jaune" ou lamier jaune.

 

Lamier tacheté

 

Le lamier pourpre (Lamium purpureum), aux petites feuilles rondes virant au pourpre, est répandu dans les jardins. Il se distingue par son odeur fétide et sa floraison prolongée. C'est une plante très mellifère.

 


Le lamier tacheté (Lamium maculatum) peut atteindre 80 cm et possède de belles fleurs roses en forme de hampe.

 


On trouve encore le lamier à longues fleurs (Lamium longiflorum).

 

 

  "L'ortie puante" (Stachys sylvatica) pousse dans les zones humides en bordure des bois et des chemins, où elle peut atteindre un mètre de hauteur. Son odeur est repoussante, comme son nom l'indique.

 

Stachys sylvatica HD

Ortie puante (Stachys sylvatica)

Planche d'Otto Wilhelm Thomé, extraite de La Flore de l'Allemagne, de l'Autriche et de la Suisse (1885).

 

 

Le marrube blanc (Marrubium vulgare) ressemble un peu à la mélisse officinale, avec ses feuilles gauffrées ; mais, contrairement à la mélisse, dont l'odeur est citronnée, son parfum est désagréable. Par contre, c'est une plante médicinale de valeur (aux vertus antispasmodiques), un peu délaissée de nos jours.

L'explication en est simple. Autrefois, l'efficacité d'une plante médicinale était estimée en fonction de son goût. On jugeait que, pour agir comme il se doit, un remède devait avoir mauvais goût. Aujourd'hui, on exige au contraire des remèdes insipides, avalés en gélules, sans contact direct avec la plante. Du coup, on n'a pas vraiment conscience de l'avoir absorbée, ce qui peut effectivement nuire à l'efficacité du remède.


 

Parmi les fausses orties, on peut également citer le Galeopsis tetrahit, aussi appelé "ortie royale", "ortie épineuse" ou "herbe de Hongrie". Le galéopsis (dont il existe plusieurs espèces) se rencontre en colonies dans nos montagnes, en situation claire et humide. Ses fleurs, à la corolle rose, comportent un calice doté de pointes piquantes. C'est une bonne plante médicinale. En usage interne, on s'en sert dans les affections respiratoires et urinaires. En usage externe, il sert à soigner l'eczéma et le psoriasis.

 

GALEOPSIS TETRAHITComme on le voit, le nom anglais du Galéopsis est "chanvre-ortie"


 

On trouvera des précisions intéressantes sur les différentes espèces de Galeopsis  dans l'ouvrage Sauvages et médicinales  de Marie-Claude Paume aux éditions Édisud pages 114 à 117. Compétente en phytothérapie, l'auteure est aussi photographe et les illustrations sont de qualité.

 




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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 10:16

 

Le Jardin des Plantes est l'un des rares espaces parisiens où l'on peut rencontrer des orties.

 

A l'origine créé sous Louis XIII comme jardin de plantes médicinales, le Jardin des Plantes devait conserver des spécimens rapportés de leurs voyages par les différents explorateurs. Ainsi, il finit par s'enrichir, se transformant finalement en jardin botanique, avec la serre tropicale et les herbiers déposés au Muséum d'Histoire Naturelle. Dans l'espace réservé aux plantes médicinales qui subsiste, on trouve un exemplaire de cuscute (Cuscuta europaea ), qui est la seule plante parasite de l'ortie et du houblon. Il s'agit d'une plante grimpante aux propriétés médicinales très utilisées dans l'antiquité.


CUSCUTE web

 

 

Mais le Jardin des Plantes contient également (côté Seine) un espace clos par une grille, qui recèle une flore sauvage où l'ortie est reine : le jardin écologique. Il ne se visite que sur rendez-vous, accompagné par un guide. Là, l'ortie forme de grands massifs, comme dans un coin du jardin de Buckingham Palace à Londres, où le jardinier en chef lui a réservé une place pour attirer les papillons.

 

 

JARDIN DES PLANTES 1

Grande ortie en fleurs au Jardin des Plantes

 


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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 14:35

 

Quelques uns de nos plus beaux papillons sont indissociables de l'ortie, car leurs chenilles en dépendent étroitement.

 

Une centaine d'insectes sont plus ou moins liés à l'ortie, sans compter les gastéropodes et les arachnides. Parmi ces insectes, on trouve une trentaine de lépidoptères (papillons de jour et de nuit) dont une dizaine dépendent exclusivement de l'ortie pour leur survie.

 

Les principaux papillons de jour étroitement associés à l'ortie sont le vulcain (Vanessa atalanta ), le paon-de-jour (Inachis io ), la petite tortue (Aglais urticae ) et la carte géographique (Arashnia levana ). D'autres papillons fréquentent diverses plantes - dont l'ortie - comme la belle dame (Cynthia cardui ) et le Robert-le-diable ou gomma (Polygonia c-album ).

 

 

Le vulcain (Vanessa atalanta )

 

VULCAIN 2Vulcain avec sa chenille et sa chrysalide

 

C'est notre chouchou ! Voir l'article Rencontre magique avec un papillon

De taille moyenne avec 6 cm d'envergure, c'est un papillon migrateur présent dans toute l'Europe, l'Afrique du nord, l'Amérique du nord et une partie de l'Asie. Il est élégant avec ses ailes brun-foncé bordées de rouge, à l'extrémité antérieure noire tachetée de blanc et bleu (vues de dessus).

D'avril à septembre, il pond sur le dessus des feuilles d'ortie, un seul oeuf à la fois, que sa couleur verte rend peu visible des prédateurs.

La chenille s'enroule à l'intérieur d'une feuille d'ortie, la dévorant de l'intérieur avant d'en choisir une autre comme logement et ainsi de suite. La couleur de la chenille peut varier, ce qui la rend difficile à reconnaître, si ce n'est par cette habitude particulière que l'on vient d'évoquer.

Les papillons adultes apprécient les fruits mûrs et fermentés, jusqu'à en éprouver parfois de l'ivresse. Ils hivernent dans des lieux abrités où ils arrivent à survivre lorsque les conditions climatiques sont clémentes. Sous le climat français, on rencontre le vulcain principalement de fin mai à fin septembre.

 

VULCAINVulcain vu de dessus et l'envers de ses ailes

 

 

L'Amiral (Limentis arthemis) - qui est le cousin américain du Vulcain - a été choisi en 1998 comme emblème entomologique du Québec au terme d'un vote organisé par la société d'entomologie du Québec et réunissant 73000 votants.

 

 

 

Le paon-du-jour (Inachis io )


 

PAON DE JOURPaon-du-jour avec sa chenille et sa chrysalide

 

Autre papillon migrateur, le paon-de-jour se rencontre dans toute l'Europe, mis à part le nord de la Scandinavie. Ses ailes, de 5 à 6 cm d'envergure, sont pourvues d'ocelles, imitant les yeux d'un animal et visant à effrayer ses prédateurs. Le paon-de-jour présente deux générations par an comme le vulcain.

Ses chenilles noires et hérissées de pointes se rencontrent en groupes sur les feuilles d'ortie, de la mi-mai à la mi-juillet seulement.

 

Chenilles de paon-du-jour en groupe

Chenilles de paon-du-jour

Chenilles de paon-du-jour

 

 

 

La petite tortue  (Aglais urticae )

 

PETITE TORTUE

Petite tortue avec sa chenille et sa chrysalide

 

C'est un joli papillon de 4,5 à 5 cm d'envergure. Il s'est un peu raréfié, mais on le rencontre encore souvent dans les jardins dès le début du printemps dans toute l'Europe et une partie de l'Asie.

Ses oeufs sont verts et pondus en paquets, mais contrairement à ceux du paon-du-jour, on les rencontre au revers des feuilles.

 

 

 

La carte géographique (Arashnia levana )

 

 

2163810981_ff01e5c454_o.jpgCarte géographique, forme printanière

 

Il s'agit d'un petit papillon de 3 à 4 cm d'envergure seulement, présent dans toute l'Europe centrale jusqu'au nord de l'Espagne. En France, on le rencontre principalement du sud-ouest à l'est en passant par le centre, mais il étend actuellement son aire géographique à l'ouest.

Il en existe deux générations par an, de couleurs très différentes pouvant faire croire à des papillons distincts.

Les oeufs, verts égalements, sont pondus en chapelet au revers des feuilles d'ortie, imitant les inflorescences de la plante.

La chenille se développe en groupe sur la grande ortie.

 

 

 

 

La belle dame (Cynthia cardui )

 

BELLE DAME 2Belle dame avec sa chrysalide et sa chenille

 

C'est un papillon migrateur très répandu presque partout dans le monde. Il mesure environ 5 cm d'envergure.

La chenille se développe sur les orties, ainsi que sur les chardons et les feuilles de mauve.

 

 

 

Le Robert-le-diable ou gomma (Polygonia c-album )

 

GOMMARobert-le-diable

 

Petit papillon répandu dans toute l'Europe, l'Afrique du nord et l'Asie jusqu'en Chine et au Japon. Il est très commun en France dans les jardins, vergers abandonnés, lisières de forêt et bords des rivières.

La chenille se développe sur les feuilles d'ortie, ainsi que sur les noisetiers, les ormes et le houblon. Elle a une tache blanche à l'arrière, qui la fait ressembler à une fiente d'oiseau, afin de se protéger des prédateurs.

 

 

polygonia_c-album.jpgChenilles de gomma (la tache blanche n'est pas visible sur cette photo)

 

 

 

 

En ce qui concerne les papillons de nuit, on trouve les chenilles de certains d'entre eux sur l'ortie, comme celles du superbe écaille rouge (Panaxia (Callimorpha) dominula ), de la somptueuse écaille martre (Artica caja), de l'écaille lièvre (Spilosoma menthastri ) à la magnifique robe d'hermine ou encore de la plus modeste pyrale de l'ortie (Eurrhypara hortutata ou urticae ).


 

ECAILLE ROUGE Ecaille rouge (envergure environ 5 cm)

 

ECAILLE MARTRE Ecaille martre (envergure 6 à 7 cm)

 

Il y a une curiosité au sujet de l'écaille martre : les poils de ses pates postérieures sont urticants, comme les feuilles dont se nourrit sa chenille velue.

 

 

brennessel_zuensler.jpgPyrale de l'ortie

 

Les chenilles de ces papillons ne craignent pas de vivre dangereusement en se nourrissant de feuilles hérissées de poils urticants. En Nouvelle-Zélande, on rencontre même la chenille du vulcain sur les feuilles de l'Urtica ferox, dont les poils venimeux de 1/2 cm de long peuvent tuer un chien ou un cheval !

En fait, les chenilles sont pourvues de bonnes dents qui cisaillent les poils urticants à leur base, leur évitant ainsi une injection sans doute mortelle.

Mais les chenilles ne sont pas masochistes, et on s'aperçoit qu'elles dévorent de préférence les feuilles d'ortie qui poussent en forêt. La raison en est simple : là, personne ne les fauche et elles ont très peu de poils urticants pour se défendre. Du reste, la petite ortie, plus urticante, est moins appréciée par les insectes.

 

 

ORTIE-SOUS-BOIS-WEB.jpgOrtie de sous-bois rongée par les insectes

 

 

 

En détruisant les orties, on se prive d'une plante médicinale et alimentaire de grande valeur. Mais on prive aussi certains de nos plus beaux papillons de leur site de ponte, et de l'aliment qui doit assurer le développement de leurs chenilles. Les papillons participent à notre émerveillement devant les beautés de la nature. En arrachant les orties ou en répandant des desherbants sur leurs massifs, on provoque la disparition irrémédiable de ces êtres éphémères qui ont bercé de joie notre âme d'enfant.

Nous ne voudrions tout de même pas transformer notre environnement en désert !

 

En réalité, ne sommes-nous pas tous des chenilles bardées de piquants, amenées à se métamorphoser un jour en de gracieux papillons ?

 

Voir aussi l'article "Insectes de l'ortie (suite)"

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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 21:16

 

Fin juillet 2008, me trouvant un matin rue du Cherche-Midi à Paris, je passais devant une petite boutique spécialisée en artisanat de l'Inde et thankas tibétains, où j'avais déjà fait quelques acquisitions. Dans la vitrine, près de la porte, je remarquai immédiatement un vulcain (Vanessa atalanta), papillon fréquentant l'ortie et très populaire au Québec.

Les papillons sont déjà rares à Paris, mais découvrir celui-là, qui est étroitement associé à l'ortie, par cette fraîche matinée, dans un lieu tout à fait particulier, c'était vraiment extraordinaire.

J'expliquai à la vendeuse de quoi il s'agissait. Elle me répondit que le papillon était arrivé la veille.

Puis je m'approchai du vulcain, mis mon doigt à sa portée et lui proposa gentiment de monter dessus, ce qu'il fit aussitôt. Puis, je le priai d'ouvrir ses ailes repliées, ce qu'il fit sur le champ, comme s'il avait parfaitement compris la demande. J'eu même le temps de prendre mon téléphone portable pour en prendre deux photos. Au bout de quelques minutes magiques, le vulcain prit son envol, comme s'il avait accompli sa mission. On aurait cru qu'il avait attendu ma venue.

Les animaux font parfois office de curieux messagers.

 

610px-Butterfly-vulcan-papillon-vulcain-vanessa-atalanta-4Vulcain ou Amiral rouge

link

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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 18:21

 

Faut-il classer l'ortie comme plante préférant l'ombre ou le soleil ?

 

On sait que les papillons ne pondent que sur (ou sous) les feuilles d'ortie exposées au soleil, plus riches en éléments nutritifs. Mais l'ortie s'accommode bien de l'ombre. C'est également une plante exigeante en eau, surtout au début de sa croissance. D'ailleurs, à l'état sauvage, on rencontre souvent les orties au bord des cours d'eau.

 

En fait, tout dépend de l'espèce concernée.

La grande ortie (Urtica dioïca) supporte mieux l'ombre, où elle peut atteindre 2 mètres de hauteur, avec des feuilles de la taille d'une main de femme ; à condition qu'elle trouve un sol suffisamment riche et humide. On la rencontre souvent dans les clairières et sous-bois, même si elle est plus vigoureuse au soleil.

 

Planche botanique de grande ortie

Originaire de l'Europe du nord, la grande ortie se rencontre dans la majeure partie du monde, hormis les zones glacées ou désertiques.

 

La petite ortie ou ortie brûlante (Urtica urens) - plus rare en France - parasite fréquemment les cultures maraîchères, où elle peut devenir un fléau. Les légumes lui assurent une couverture au sol qui maintient l'humidité et elle détourne la fumure du sol à son profit. Seules les céréales arrivent à s'en sortir grâce à leur hauteur supérieure.

 

Petite ortie (Urtica urens)

Ces dernières années, la petite ortie s'est développée dans le nord de la Scandinavie et dans les pays anglo-saxons.

 

Préférant nettement le soleil, les autres orties européennes ont colonisé le bassin méditerranéen. Il s'agit de l'ortie romaine (U. pilulifera), de l'ortie à membranes (U. membranacea) et de U. atrovirens, une espèce corse à larges feuilles boursouflées.

 

Toutes les orties apprécient beaucoup le fumier, en particulier de volaille et de mouton. Comme les ovins ne consomment pas l'ortie fraîche, celle-ci peut envahir les pâtures. Dans ce cas, il suffit de faucher les orties pour en faire un aliment de premier choix. En effet, tous les herbivores en raffolent une fois qu'elle a séché 8 ou 10 heures. Ils connaissent instinctivement sa haute valeur nutritive.


Pour ceux qui veulent se débarrasser de la grande ortie, il faudra répéter le fauchage au moins 3 fois par an. Au bout de 2 ou 3 ans, l'ortie affaiblie finira par disparaître.

En ce qui concerne la petite ortie, les choses sont beaucoup plus compliquées. Car, une fois qu'elle a trouvé un terrain qui lui convient, elle est pratiquement indélogeable, les graines se ressemant et pouvant germer plusieurs années après. Le mieux est encore de procéder à des sarclages précoces exigeants en main d'oeuvre.

 

L'ortie étant par ailleurs riche en fer, elle apprécie également les rails de chemins de fer et la proximité des vieilles ferrailles (carcasses de voitures, machines agricoles etc). En fait, elle a un rôle d'éboueur, en transformant le fer minéral en fer végétal, qui, lui, est assimilable par l'homme.

 


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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 10:52

 

La Laportée du Canada (Laportea canadensis)  est une plante urticante à larges feuilles de la famille des urticacées. On la rencontre dans une grande partie de l'Amérique du Nord - d'où elle est originaire - dans les clairières humides et au bord des cours d'eau. Comme sa cousine la grande ortie (Urtica dioïca) - qui elle a été introduite par les colons européens - elle forme parfois des massifs importants, empêchant toute autre végétation. Elle sert aussi de refuge aux animaux pour se protéger contre leurs prédateurs.

 

DSCF1983 webFaon né de la veille blotti dans les Laportées


27-Ortie desbois

 

27-Ortiegraines.JPG recadrée

 

 

______

 

 

Lors d'un voyage en Inde en 2008, j'ai photographié plusieurs espèces d'orties non identifiées dans l'état du Maharastra. Principalement dans la région fraîche, humide et montagneuse de Lonavale, entre Mumbai et Pune, ainsi que dans le Sanjay Gandhi National Park, au nord de l'agglomération de Mumbai.

Merci à ceux qui me permettraient de préciser le nom de ces orties.

 


INDIA BRUT SAMSUNG 1022

Cette photo (de laportée ?) a été prise à l'intérieur d'un lotissement d'hébergement gouvernemental. Les bungalows défraîchis étaient disséminés dans un sous-bois entièrement tapissé d'orties.  Les jardiniers, qui avaient coutume d'arracher ces "mauvaises herbes", ignoraient tout de leurs propriétés. Je leur expliquai que c'est une plante médicinale de grande valeur et comestible de surcroît. Lorsque j'en mangeai quelques feuilles crues devant eux, ils n'en sont pas revenus.

 


INDIA BRUT SAMSUNG 1056

  Il semble s'agir ici de l'Urtica thunbergiana , présente surtout en Chine, en Sibérie orientale et à Taïwan. C'est une espèce très urticante.

 

INDIA BRUT SAMSUNG 1057

INDIA BRUT SAMSUNG 1058

 

 

INDIA BRUT SAMSUNG 1090Sur cette photo et la suivante, il s'agit sans doute d'une laportée


INDIA BRUT SAMSUNG 1095 

INDIA BRUT SAMSUNG 1093

 

INDIA BRUT SAMSUNG 1092

Le gastéropode ne craint pas les poils urticants.

 

 

INDIA BRUT SAMSUNG 1094

 

INDIA BRUT SAMSUNG 1200

Laportea interrupta  (hindi : bichata, bichua). On trouve cette espèce dans tout le sud-est asiatique, la Chine, l'Inde, Sri Lanka, l'ex-Indochine et l'Australie.

 

 

On pourra voir une autre photo d'ortie indienne, plus dangereuse, prise dans le Corbett National Park, en cliquant sur ce lien link

 


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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 20:21

 


Un biologiste allemand qui apprécie Urticamania vient de nous envoyer quelques très belles photos d'insectes sur des orties. Nous en faisons un petit album, avant de faire peut-être plus tard un article plus étoffé sur le sujet.

 

 

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J'ajouterai ces quelques photos d'orties (Urtica dioïca) avec insectes prises sur un trottoir parisien.
Dans le fond c'est rassurant de constater que l'ortie arrive à trouver une place même dans un univers envahi par l'asphalte.



 

 


Pour ceux qui s'intéressent aux papillons fréquentant l'ortie et qui lisent l'anglais, je recommande ce site britannique bien conçu :
http://www.nettles.org.uk/nettles/wildlife.asp link


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Published by ISISRET - dans Biodiversité
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