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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 18:05

 

Un excellent article publié ce jour sur le site Wikistrike  montre le retard pris par la France comparativement à ses voisins européens dans le domaine des alternatives naturelles aux pesticides, suite au lobbying de l'industrie chimique française.

Notre situation est comparée à celles de l'Espagne et de l'Allemagne. Deux citations résument l'ampleur du blocage :


En Allemagne, " La procédure reste simple : un formulaire de notification à remettre à l'Office fédéral de la protection des consommateurs et de la sécurité alimentaire, avant la mise sur le marché. "Quant à la procédure d'enregistrement, elle demeure accessible au plus grand nombre", assure Stefan. Le coût de l'examen général de la demande devrait avoisinner 290 euros en Allemagne... contre 40 000 euros en France ! "


Et le point de vue d'un producteur autrichien de "produits naturels alternatifs" destinés à la protection des plantes :

" Pour le moment, c'est surtout en France que les entreprises rencontrent des difficultés pour distribuer nos produits car il n'existe pas de catégorie pour les fortifiants. On doit choisir entre les pesticides et les fertilisants, et entre les deux il n'y a rien. "

 

Les défenseurs français des préparations naturelles à base de plantes (PNPP) comme le purin d'ortie sont écœurés par la mauvaise foi du gouvernement français qui fait mine de vouloir parlementer pour pondre au bout de plusieurs années une loi scélérate. Certes, c'était sous le mandat de Nicolas Sarkozy, mais rien n'a vraiment changé et il est peu probable que François Hollande revienne en arrière. En attendant, nappes phréatiques et eaux pluviales sont durablement contaminées par les pesticides, tandis que la pollution aux nitrates de l'eau du robinet s'aggrave.

Maigre consolation, aux États-Unis ils ont fait mieux en faisant récemment voter une loi qui empêche tout recours juridique contre la culture de plantes OGM signées Monsanto, même s'il s'agit de semences non-homologées !

 

 

Pour lire l'article de Wikistrike : link

 


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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 17:18

 

Le Ministère invente « La Piquette d’Ortie » pour mieux interdire « Le Purin d’Ortie ».

 

1. L’arrêté publié le 28 avril¹ pour « autoriser le purin d’ortie » a pour effet d'interdire la commercialisation de tout purin d'ortie correctement préparé. En effet, les producteurs de purin d'ortie n'utilisent pas le procédé de fabrication rendue obligatoire par cet arrêté, car ce n'est pas le bon procédé de fabrication. Ils ne pourront toujours pas commercialiser leur production. Le seul « purin » autorisé par l'arrêté est une « piquette d’ortie », recette de Pif le Chien.


2. Cet arrêté est un passe droit ministériel visant uniquement à jeter de la poudre aux yeux des élus de la majorité ou de l'opposition qui sont de plus en plus nombreux à critiquer l'action du Ministère de l'agriculture :

Dans un arrêté du 8 décembre 2009, le Ministre a défini des procédures inadaptées pour l'autorisation des PNPP. Mais il n'a pas été capable de les appliquer pour le purin d'ortie. En publiant l'arrêté d'autorisation, il ne respecte donc pas la réglementation qu'il a lui même mis en place, ainsi que l'atteste l'avis de l'ANSES du 27 janvier 2011. Trois mois après et contrairement aux pratiques de l'ANSES, cet avis n'est toujours pas rendu public sur son site !

 

Tout ceci met en évidence le bien fondé des critiques que nous formulons à l'encontre de la réglementation mise en place par le ministère de l'agriculture². C'est pour ces mêmes raisons que la loi sur l’eau votée par le parlement le 12 décembre 2006 dit que les PNPP ne relèvent pas de la réglementation des pesticides. Le décret du 23 juin 2009 définissant les PNPP et l'arrêté d'application du 8 décembre 2009 ne respectent pas cette loi ni le vote des parlementaires parce qu'ils situent les PNPP parmi les pesticides.

Le nouveau décret publié le 28 avril dernier ne respecte pas la loi du 30/12/2006, ni le décret du 23/06/2009, ni l'arrêté du 8/12/2009, avec pour conséquences les tours de passe passe ministériels pour annoncer une fausse autorisation du purin d'ortie.

 

En continuant à commercialiser et à utiliser du vrai purin d'ortie, préparé suivant les bons usages en vigueur, nous respectons la loi et ne respectons pas les règlements qui ne respectent pas la loi. Nous demandons au ministre de respecter lui aussi la loi et de modifier en conséquence son décret et son arrêté d'application. Nous lui suggérons de s'inspirer pour cela des réglementations en vigueur en Allemagne, Autriche ou Espagne, pays qui autorisent largement les PNPP tout en respectant la même règlementation européenne que nous.

Le ministre déclare vouloir réduire les pesticides. En même temps il continue de bloquer les alternatives comme nous le voyons avec la nouvelle « Piquette d’Ortie », alors qu’il a donné 74 dérogations pour autoriser la commercialisation et l'utilisation des pesticides interdits car reconnus très toxiques en 2010.

 

C’est pourquoi nous invitons le ministre Bruno Le Maire à assister notre prochaine journée d'action en faveur des PNPP le 14 mai à Maclas (Loire) dans une exploitation agricole.

 

ASPRO PNPP, La Confédération Paysanne, Nature et Progrès, Les Amis de la Terre, Les Amis de l’Ortie, Le Syndicat des Simples, Le Mouvement de l'Agriculture Bio-Dynamique, …….

 

St Laurent le 04 Mai 2011


 

Contact :

J F LYPHOUT: 05 53 05 28 44

Guy Kastler: 06 03 94 57 21

ASPRO PNPP: 05 55 41 68 81

 


1 http://www.aspro-pnpp.org/liens/

2 http://www.aspro-pnpp.org/liens/

 

 

Le site Univers Nature a publié le 10 mai 2011 un article intitulé Purin d'ortie : une autorisation partielle  exposant parfaitement la situation link

 


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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 14:54

 

Prochaine action de désobéissance civique

pour la légalisation des préparations naturelles

peu préoccupantes à

La Rochelle le samedi 9 avril 2011 à 11 heures

Parvis Saint Nicolas, avenue du Général de Gaulle

 

Rappelons que, jusqu'à présent, les extraits végétaux - largement utilisés en agriculture pour leur pouvoir préventif ou curatif contre les maladies et ravageurs - sont interdits à la vente par la loi française, très prompte à protéger l'industrie chimique. On a vu ce que cela donnait avec le Médiator...

Les produits concernés par l'interdiction sont le "purin d'ortie", les préparations à base de prêle, consoude, fougère etc, l'huile de neem ... et même le vinaigre blanc !

 


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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 15:50

 

 

 

L'ASPRO-PNPP (Association pour la promotion des produits naturels peu préoccupants) organise une nouvelle action pour la légalisation du purin d'ortie. Celle-ci aura lieu le samedi 19 mars 2011 à midi à la Mairie de l'Île-Saint Denis (93).


Prochaines actions :

Samedi 9 avril à La Rochelle (17)

Vendredi 29 avril à Bègles (33)

Samedi 1er octobre à l'Île de Vassivière (87)


Informations détaillées sur le site d'ASPRO-PNPP link


Malgré la présence des médias lors de la dernière action à la Mairie de Montreuil le 8 décembre dernier, l'évènement était passé inaperçu du fait des fortes chutes de neige en région parisienne qui avaient paralysé l'Île-de -France.

 

Voir notre reportage Action de désobéissance civique à la mairie de Montreuil

 


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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 21:32

 

Présentation des faits

 

Ce mercredi 8 décembre 2010 avait lieu à la mairie de Montreuil (93) une action de désobéissance civique organisée par l'association pour la promotion des produits naturels peu préoccupants (ASPRO-PNPP) avec le soutien d'associations nationales et d'élus. Tous réclamaient à l'État français de légaliser les préparations naturelles comme le purin d'ortie et l'huile de Neem.

 

SNV82577 webPréparations naturelles peu préoccupantes


 

Des représentants des Amis de l'Ortie étaient présents, ainsi que de la Confédération Paysanne, des Amis de la Terre, de Nature et Progrès... La presse avait répondu à l'appel avec des équipes de FR3, de l'AFP, ainsi que des reporters de plusieurs agences de presse. 

 

 

Les intervenants

 

Après une rapide présentation de Jean-François Lyphout d'ASPRO-PNPP, la parole fut donnée à Guy Kastler, qui fit un remarquable exposé du problème.


On apprenait ainsi qu'un agriculteur bio, qui utiliserait du purin d'ortie pour traiter des plantes malades ou attaquées par des pucerons, n'aurait pas le droit de vendre sa production.

Les accords de Grenelle I prévoient que 20 % des repas de cantine servis en 2012 devront être bio, sauf que l'on empêche ceux qui cultivent des fruits et légumes bio de faire leur travail. On se trouve dans une impasse, les élus et l'administration se renvoyant la balle depuis 4 ans, quant aux responsabilités de cette situation bloquée.

En effet, en dépit des critères européens, qui autorisent une dérogation pour les extraits naturels de plantes, la France assimile ceux-cis à des produits chimiques de synthèse, exigeant une homologation coûteuse et inadaptée. Contrairement aux molécules chimiques, les extraits végétaux ne sont pas reproductibles et sont issus d'une tradition populaire ancienne.

C'est le cas par exemple de l'huile de Neem, très utilisée en Inde, qui soigne efficacement le psoriasis. Elle est aussi employée comme vermifuge. C'est un produit non toxique lorsqu'il est employé aux doses habituelles. Il en va de même chez nous avec le vin. Il faut savoir que des cargaisons d'huile de neem ont été saisies, alors que ce produit naturel est l'un des meilleurs remèdes contre les ravageurs des cultures, et peut éviter des famines en Afrique en éloignant les nuages de sauterelles. La réglementation française est donc bornée et inadaptée. Elle ne fait pas de distinction entre un nouveau produit et un produit d'usage traditionnel.

En conclusion, les procédures imposées actuellement en France détruisent les savoirs traditionnels.

 

Un autre représentant d'ASPRO-PNPP précisait ensuite que, contrairement à la France, l'Espagne admet une dérogation aux préparations végétales, auxquelles on n'impose pas les mêmes critères qu'aux préparations pharmaceutiques. Le comble, c'est quand la France métropolitaine considère l'huile de Neem comme toxique, alors que Wallis et Futuna (territoire français d'outre-mer) autorise cette même préparation. Cette grossière contradiction met nos bureaucrates mal à l'aise !

Dans le même temps, des substances chimiques très toxiques et pertrurbatrices endocriniennes ont reçu leur Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) et se retrouvent dans les rayons des supermarchés pour être vendues à des jardiniers amateurs...

 

Paysagiste et créateur du jardin d'orties de Melle (Deux Sèvres), Gilles Clément parlait ensuite de son expérience dans l'enseignement. Les lycées agricoles imposent en effet l'apprentissage de préparations chimiques toxiques, aucune alternative n'étant prévue aux traitements chimiques de synthèse jusqu'à présent dans l'enseignement. Heureusement, les choses commencent timidement à évoluer grâce à la pression des militants.

 

 

Des officiels se joignent à la rébellion

 

Pour finir, plusieurs élus s'affichèrent en receleurs avec leur flacon de purin d'ortie devant les caméras de la presse.


Anny Poursinoff, Députée des Yvelines (Europe Écologie - Les Verts), manifestait son inquiétude pour les générations futures devant l'envahissement de substances chimiques cancérigènes dans notre univers quotidien. Elle insistait sur la nécessité de protéger notre savoir, la dépendance envers les multinationales aboutissant à une perte de notre autonomie. La biodiversité étant par ailleurs menacée.

 

 Michel Bourgain, Maire de L'Île-Saint-Denis (93) se déclara ensuite partisan d'une cuisine végétarienne bio dans les cantines des écoles de sa ville.


 

5243959193 99a8538c61 b webDeux élus en conversation avec Guy Kastler (ASPRO-PNPP)

 

 

Joslène Reekers, élue en charge de l'Environnement et de la Nature à la mairie de Montreuil termina l'intervention.


Malheureusement, Dominique Voynet, Maire de Montreuil et ex-Ministre de l'Environnement, avertie trop tard de la manifestation, était retenue à son grand regret par une réunion de l'Association des Maires de France prévue de longue date. S'étaient également fait excusés : Yves Cochet, député vert de Paris, Noël Mamère et José Bové.

 

 

Application de substance illicite

 

Pour finir, un représentant de l'ASPRO-PNPP fit une pulvérisation illégale d'huile de Neem sur une plante du hall d'accueil de la mairie.

 

 

5244553960 de3d60f859 b webPulvérisation d'un produit interdit

 

 

Il faut préciser que, alors que les produits chimiques de traitement autorisés sont fortement toxiques et nécessitent une tenue réglementaire de haute protection avec masque, une pulvérisation illégale de purin d'ortie peut s'effectuer en bras de chemise sans protection particulière !

 

 

Épilogue

 

Faut-il y voir un présage ? À la fin de la réunion, la neige s'est mise à tomber à gros flocons bloquant la circulation en région parisienne, avec jusqu'à 10 cm d'épaisseur en grande banlieue.


 

 

Merci à Benjamin Sourice des Amis de la Terre pour ses photos.

 

 

Une autre action du même type a été organisée le 3 avril 2010 à la Mairie de Saint-Chamond (Loire). On peut lire un article et voir une vidéo à ce sujet sur le site de Bastamag.net link


 

Voir aussi l'article Le Neem, arbre à " pharmacie du village "

 



 


 

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4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 10:03

 

L'Assemblée Nationale avait voté un amendement visant à exempter les préparations naturelles peu préoccupantes (PNPP) - dont fait partie le purin d'ortie - de l'obligation d'une autorisation de mise sur le marché en vue de sa commercialisation. Mais l'industrie chimique a implanté ses hommes de main aux places stratégiques. Une commission mixte paritaire, dans laquelle l'UMP est majoritaire, a purement et simplement annulé cet amendement lors d'une réunion tenue le 8 juillet dernier.


Dans un courriel daté du 16 août, le député de l'Isère François Brottes fait part de son écoeurement devant la mauvaise foi qui transforme l'Assemblée en " simple chambre d'enregistrement au profit d'intérêts particuliers, dont le gouvernement semble s'évertuer à servir de porte parole docile et d'agent intermédiaire efficace, avec une absence de scrupules des plus obscène ".

 

Texte complet sur le site d'ASPRO-PNPP (voir rubrique Liens)

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22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 08:15

 

Dans le cas des discussions sur le Grenelle II de l'environnement, lors de la séance du vendredi 7 mai 2010, les députés viennent de rejeter par 41 voix contre 20 un amendement sur les Préparations Naturelles Peu Préoccupantes (PNPP), qui aurait permis de légaliser le purin d'ortie. Le rapporteur de la commission, ainsi que la secrétaire d'état Chantal Jouanno, se sont opposés à cet amendement. Les lobbistes de l'industrie pharmaco-chimiste ont bien fait leur travail. La situation est donc irrémédiablement bloquée, à la consternation des producteurs et utilisateurs, qui souhaitent un cadre juridique pour leur activité.

Voir l'extrait des débats sur le site d'ASPRO-PNPP en rubrique Liens.

 

La situation est la même pour les semences de variétés anciennes potagères et fruitières. L'association KOKOPELLI est harcelée par le cartel des semenciers, qui lui dénient le droit de produire des variétés non inscrites au catalogue français, qui ne se limitera bientôt plus qu'à des hybrides F1 stériles et non reproductibles.

 

Pour ceux qui ne s'en seraient pas encore aperçus, désormais, ce sont les multinationales qui font la loi.

 



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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 18:06
 
Quatre ans après le déclenchement des hostilités, il est utile de faire le point sur une situation qui concerne de près l'avenir de l'agriculture biologique française, tout comme la sérénité des jardiniers. Peut-on aujourd'hui fabriquer et vendre du purin d'ortie en France ?

Malgré les prétentions de Jean-Louis Borloo et de Chantal Jouhanno à réduire de 50% la quantité de pesticides utilisés par les français d'ici 2018, tout est fait pour barrer la route aux préparations à base de plantes (PNPP) seules alternatives crédibles à l'industrie chimique.  Le problème, c'est justement la puissance économique de cette dernière. Songez que, avec plus de 100 000 salariés, la France occupe la première place européenne et la troisième place mondiale en terme d'exportation pharmaceutique. Et, comme gouverner c'est faire des choix, on a décidé de sacrifier délibéremment un pan de notre économie - l'Agriculture Biologique - ainsi que la santé des jeunes générations, en pensant ainsi préserver quelques années de plus le fleuron de notre économie.

Malgré la réglementation européenne, et le vote des lois Grenelle I et Grenelle II, clairement en faveur d'un assouplissement de la législation concernant les préparations naturelles à base de plantes, la France persiste à considérer celles-ci comme des produits phyto-pharmaceutiques nécessitant une autorisation de mise sur le marché par l'AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments).

Comme le purin d'ortie, fabriqué artisanalement, ne peut obtenir ces autorisations coûteuses et contraignantes, sa commercialisation est donc interdite dans l'hexagone. Or, le marché français des produits biologiques est en pleine croissance. Nous sommes donc contraints d'importer ces produits alimentaires bio de pays qui, eux, autorisent les préparations naturelles à base de plantes. On connait la situation catastrophique des arboriculteurs français face à la concurrence déloyale des exploitants espagnols qui emploient de la main d'oeuvre clandestine. Il en va de même avec l'agriculture biologique. La France, qui fut pionnière dans ce domaine, est actuellement largement à la traine des autres pays européens. Il y a un manque flagrant d'harmonisation : on autorise à certains ce que l'on interdit à d'autres. Le résultat, c'est qu'en voulant préserver notre industrie pharmaceutique, on torpille les agriculteurs bio.
Il semblerait que l'Etat français compte plus sur ses ventes d'armes que sur son agriculture biologique pour redresser sa balance commerciale.
 
BIDON PURIN D'ORTIE
L'objet du délit : bidon de purin d'ortie
(acheté avant le changement de réglementation)
 
Quant aux "jardiniers du dimanche", ils ne risquent pas grand chose pour le moment, l'utilisation du purin d'ortie étant tolérée en ce qui les concerne. Mais l'interdiction demeure comme une épée de Damoclès. Elle ne se limite d'ailleurs pas à l'ortie, la prêle, la consoude et la fougère. L'huile de Neem, la plante médicinale la plus importante de la pharmacopée de l'Inde, est interdite en France, alors qu'elle rend des services inestimables en agriculture.
 
Au sujet de l'influence pernicieuse de l'industrie chimique dans le domaine agricole, je vous recommande de voir la bande-annonce choc du nouveau film de Coline Serreau Solutions locales pour un désordre global (sortie le 7 avril 2010) link et d'acheter le DVD à sa sortie prochaine. Il devrait être disponible dans le réseau BioCoop, qui est partenaire du film.
 
P.S. Voir les nouveaux développements de la "guerre de l'ortie" dans l'article suivant :
 
 
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6 août 2009 4 06 /08 /août /2009 03:30

 

On l'attendait depuis 2006, le décret réglementant définitivement l'usage des préparations à base de plantes comme le purin d'ortie est paru au J.O. du 25 juin 2009, sans aucune publicité du gouvernement.
Après deux ans et demi de négociations avec le ministère de l'Agriculture, on espérait un assouplissement de la loi sur les autorisations de mise sur le marché, avec une réglementation adaptée aux préparations naturelles peu préoccupantes (PNPP) comme les purins d'ortie, de prêle, de consoude et de fougère.

Peine perdue, sous prétexte d'harmonisation européenne, on assiste au contraire à un durcissement de la loi par rapport au "Grenelle 1" voté par le parlement en février 2009 à grand renfort de pétition. Le nouveau décret impose en effet une procédure longue et coûteuse, qui a été conçue pour des produits chimiques de synthèse et qui est totalement inadaptée pour les préparations naturelles. Cela, alors même que les autres pays européens, qui appliquent les directives européennes n°91/414/CE et 98/34/CE font une exception pour les préparations à base de plantes.
Le gouvernement a donc choisi la ligne dure, celle de l'affrontement avec tous ceux qui veulent pouvoir utiliser des produits phytosanitaires sans danger. En somme, on revient trois ans en arrière, comme si rien ne s'était passé.

Les mots de Fabrice Nicolino et François Villerette écrits en 2007 dans Pesticides, révélations sur un scandale français (éd. Fayard) résonnent lourdement dans ce contexte :
" L'histoire des pesticides en France est un scandale absolu. L'Etat et ses services ont failli, dans un incroyable enchevêtrement d'irresponsabilités, de connivences et de complicités avec l'industrie et ses agents de propagande. Le ministère de l'Agriculture est devenu le quartier général de ce qu'il faut bien nommer une entreprise de contamination généralisée. "
... " Le scandale des pesticides, en France, marque à coup certain une terrible corruption de l'idée publique, du service public, une régression angoissante. Des hommes et des femmes au service de la République - la res publica, la chose publique - ont ouvertement préféré servir les intérêts privés. Et ils continuent de le faire sans état d'âme. C'est une horreur, c'est un désastre. "

On sait que les lobbies de l'industrie chimique et pharmaceutique sont puissamment implantés aux ministères de l'Agriculture et de la Santé, qu'ils gèrent en fonction de leurs propres intérêts. On vient d'avoir récemment deux confirmations de la dépendance du gouvernement français à l'égard de cette industrie.

   1)  L'achat de 94 millions de doses de vaccin contre la grippe A pour un montant de 879 millions d'Euros (sans compter les  34 millions de doses en option) est non seulement une mesure au coût exorbitant, mais dont l'efficacité reste très aléatoire. Car lorsque le vaccin sera disponible à l'automne, le virus pourrait bien avoir muté, rendant la vaccination inefficace ... et dangereuse. Les vaccins contiennent en effet de nombreuses substances toxiques (liste non exhaustive répertoriée par le magazine Pratiques de Santé n° 92 de juillet-août 2009) :
  • Aluminium : responsable de dommages cérébraux et suspecté d'être à l'origine de la maladie d'Alzheimer, de certaines démences. [En fait, il semble que le vaccin contre la grippe soit l'un des rares vaccins ne contenant pas d'aluminium].
  • Sulfate d'ammonium : suspecté d'attaquer le foie, le système gastro-intestinal, le système nerveux.
  • Levures génétiquement modifiées.
  • ADN bactérien ou viral d'animaux : substances qui peuvent se combiner à l'ADN des vaccinés et entraîner des mutations génétiques inconnues.
  • Formaldéhyde : cancérogène impliqué dans les leucémies, les cancers du cerveau, du colon, etc.
  • Mercure : une des substances les plus dangereuses, même à petites doses, pour causer des dommages au cerveau.
  • Phénol : utilisé comme antigel, il peut dérégler le système immunitaire.
Tout cela pour traiter une maladie moins dangereuse qu'une simple grippe hivernale. Autant essayer de tuer une mouche avec un marteau. On feint d'ignorer que la véritable réponse réside dans le renforcement des défenses immunitaires de l'organisme et que des plantes efficaces existent, comme l'échinacée. On préfère intoxiquer les gens avec des médicaments dangereux et inutiles, qui rendent la population affaiblie et plus facile à manipuler, en agitant le spectre d'une pandémie comme un épouvantail. Si pandémie il y a, elle sera due à un croisement du virus H1N1 avec d'autres souches, comme celle de la grippe aviaire et ce n'est pas un vaccin qui sauvera la population. Mais on a habitué les gens de longue date à ce type de médication et nul doute qu'ils courront en masse se faire vacciner chez leur médecin à l'automne, surtout s'il y a une grande campagne de publicité dans les médias.

   2)  Le nouveau décret aboutissant de facto à une interdiction de la commercialisation des préparations à base de plantes laisse le champ libre à l'industrie chimique, qui commençait à subir une érosion de ses ventes devant le succès des préparations naturelles auprès des particuliers, agriculteurs bio et collectivités.
On n'a désormais plus le choix qu'entre déverser des pesticides cancérigènes sur nos cultures, augmentant la pollution déjà importante des eaux fluviales et souterraines, ou bien faire son purin d'ortie soi-même, avec un résultat aléatoire, si la fermentation et le filtrage ne sont pas bien conduits.
Il faut savoir que les préparations naturelles à base de plantes sont parfois les seules alternatives efficaces dans certaines maladies cryptogamiques, comme  le phytophtora, plus connu sous le nom de mildiou, qui affecte la pomme de terre, mais aussi les résineux ou les plantations d'ananas, les années avec alternance de périodes sèches et humides.
Un producteur de purin d'ortie va-t-il prendre le risque financier de faire une demande d'homologation pour ses produits (une demande par produit), ce qui doublerait leur prix de revient, alors que les commissions d'homologation sont entièrement contrôlées par les fabricants de produits chimiques et peuvent refuser l'inscription pour d'obscures raisons ?

Comme on le voit, on est arrivé à un point de blocage et la pression commence à monter. On dit souvent que les français ne savent s'affirmer que dans la confrontation. Mais on a ici affaire à un gouvernement qui, après avoir fait mine de dialoguer pendant deux ans, adresse un formidable pied-de-nez aux 20 % d'électeurs qui ont voté écologiste aux dernières élections européennes (en cumulant les deux listes, Europe Ecologie : 16,28 % des votes + Alliance Ecologiste Indépendante : 3,63 %, soit exactement 19,91 % des suffrages exprimés).
La démocratie est bafouée !


A propos de vaccination et de grippe A, nous vous recommandons de lire les récents articles de Pryska Ducœurjoly et de Sylvie Simon dans le n° 64 de NEXUS (septembre-octobre 2009). C'est édifiant !

 
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