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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 20:57

 

On sait que la chlorophylle est au règne végétal ce que l'hémoglobine est au règne animal. En effet, la chlorophylle possède la même structure que l'hémoglobine, l'atome de fer central étant remplacé par un atome de magnésium.

 

La chlorophylle est surtout connue comme un colorant vert, qui servait à colorer et aromatiser les chewing-gums avant l'invention des édulcorants de synthèse.

 

Ce qui est beaucoup moins connu, ce sont les merveilleuses propriétés de cette chlorophylle. C'est en effet à elle que l'on doit les propriétés cicatrisantes de l'ortie.

Mais surtout, la chlorophylle assure une remarquable barrière contre les mycotoxines, des champignons microscopiques redoutables qui provoquent le cancer du foie. Ces mycotoxines peuvent se retrouver dans le beurre de cacahuète, les graines germées (en cas de germination mal conduite), les tourteaux avariés, l'ensilage, avec le risque de retrouver ces mycotoxines dans le lait et la viande des ruminants qui ont consommé ces produits.


Raison de plus pour manger des légumes verts régulièrement, à commencer par notre amie l'ortie, particulièrement riche en chlorophylle.

 


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11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 12:58

 

Nous avons relevé une information étonnante sur le net. Une équipe de chercheurs croates et macédoniens a réalisé une étude sur l'extrait de feuille d'ortie. Leurs résultats ont été publiés en 2001 dans Acta pharmaceutica, une revue scientifique de Zagreb.

 

Il en ressort que la feuille d'ortie est riche en acides gras saturés (palmitique et stéarique), mais surtout insaturés (oléïque, linoléïque et α-linolénique). L'étude a été menée sur des feuilles deshydratées, sous atmosphère saturée en CO², sous haute pression et à haute température. Après 6 heures d'extraction, l'échantillon analysé a montré des taux de 3,6% d'acide oléïque (mono-insaturé), 20,2% d'acide linoléïque (bi-insaturé) et 12,4% d'acide α-linolénïque (poly-insaturé). Tandis que les acides palmitique et stéarique n'étaient présents respectivement qu'à la hauteur de 6,8% et 1,1%.

C'est là une confirmation des propriétés antioxydantes de la feuille d'ortie. Mais, tout comme les vitamines qu'elle contient, les acides gras de la plante sont sensibles à la lumière et à la température. D'où la nécessité de la sécher à l'ombre et de la conserver à l'abri de la chaleur.

 

On s'attendait à obtenir de tels résultats avec la graine d'ortie, mais, dans la feuille, c'est plus surprenant. Décidemment, l'ortie n'a pas fini de nous étonner.


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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 11:32

 

On sait que les Crétois détiennent une longévité exceptionnelle, associée à une fréquence remarquablement faible de "maladies de civilisation" telles que obésité, infarctus du myocarde, diabète, cancer, ostéoporose etc.
Mais le régime alimentaire des Crétois ne se limite pas à une abondance de légumes, copieusement arrosés d'huile d'olive, assortis de quelques figues et occasionnellement accompagnés d'escargots, de poisson ou de fromage de brebis... ainsi qu'à la rareté de la viande (de chèvre et de brebis, principalement). Les vieux paysans Crétois récoltent plus d'une centaine de plantes sauvages comestibles dans la nature, dont environ 10% sont endémiques, c'est à dire spécifiques à la flore de l'île. Dans une analyse qui n'a pas la prétention d'être exhaustive, François Couplan en a relevé 91, plus ou moins couramment employées.  Comme on le voit, cela ne se limite pas au pourpier, comme certains auteurs le laisseraient supposer.

Durant la terrible occupation allemande de la 2ème guerre mondiale, les représailles aux actions de la résistance furent impitoyables. Dix Crétois furent fusillés pour un soldat allemand tué et des villages entiers furent rasés. L'économie de l'île en resta exangue durant plusieurs années. Naturellement, la population se tourna vers l'ortie pour survivre. Les feuilles d'ortie adultes étaient alors bouillies, puis mélangées froides à d'autres plantes en salade.
Aujourd'hui, seules les jeunes feuilles sont consommées, crues ou cuites. Mais il faut préciser que l'espèce la plus savoureuse, la grande ortie (Urtica dioïca) est absente de l'île, où l'on ne trouve que l'ortie romaine (U. pilulifera), l'ortie à membranes (U. membranacea) et la petite ortie (U. urens). On les rencontre principalement aux abords des bergeries, où la terre est riche en matière organique.

Avec 82 kcak/100g, l'ortie apporte en effet plus de calories que la pomme de terre et elle possède l'un des taux de protéines les plus élevés du règne végétal, soit 6 à 9 g/100g, contre 1 à 2 g/100g pour la majorité des légumes cultivés. Cela sans compter sur sa richesse en vitamines et minéraux (calcium, phosphore, potassium, fer, magnésium, vitamines A et C en particulier).

Les Crétois, dont on connait le caractère libre, indépendant et hospitalier, ont trouvé dans l'ortie une alliée pour les aider à traverser les épreuves de la vie.


Source : Le véritable régime crétois, François Couplan, Fayard, 2002.link
(Le livre a été réimprimé récemment aux éditions Sang de le Terre).
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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 20:22

Le soja, une panacée ?

Le Brésil est actuellement le premier producteur mondial de soja, et la France son principal client. Ce soja, majoritairement OGM, est cultivé sur des terres gagnées sur la forêt équatoriale, à l'aide de quantité d'engrais chimiques et de pulvérisations aériennes de déserbants sélectifs du type Round Up de Monsanto. Ces épandages toxiques empoisonnent les champs des petits agriculteurs riverains et contaminent les rivières utilisées par les indiens pour se nourrir de la pêche.
L'Europe, et en particulier la France, achète du soja pour enrichir en protéines les granulés et tourteaux (résidus des graines pressées après extraction de l'huile) destinés à l'alimentation animale. La France est en effet un gros producteur de céréales, mais celles-ci sont carencées en lysine, acide aminé contenu au contraire en quantité importante dans le soja. Légumineuse riche en lipides, le soja intéresse l'industrie agroalimentaire du fait de son taux élevé de protéines.
Suite à l'épidémie d'ESB dans les années 90 et à l'interdiction de l'utilisation des farines animales dans l'alimentation des bovins qui a suivie, l'Europe s'est tournée vers le soja, devenant ainsi très dépendante de ses importations pour assurer sa production de viande.
Aujourd'hui, l'élevage de poulets de chair constitue la principale utilisation des tourteaux de soja importés en France (32 %), suivi  par l'élevage bovin laitier (29 %), celui des porcins (15 %), des bovins-viande (10 %) et des poules pondeuses (8,5 %).
Mais le soja présente de sérieux inconvénients, trop souvent passés sous silence : sa graine contient en effet des facteurs anti-nutritionnels (inhibiteurs de protéases, hémaglutinines ou lectines, acide phytique, uréase etc) qui, suivant les cas, bloquent la digestion des protéines, de la vitamine B 12, des minéraux et des polysaccharides, ou peuvent entrainer une intoxication à l'ammoniac en cas d'ingestion importante.
Pour neutraliser ces éléments toxiques, le soja doit avoir subi une transformation avant consommation (fermentation, extrusion etc), que ce soit pour l'alimentation humaine ou animale. Les asiatiques ont du reste toujours utilisé le soja fermenté.
Le soja est par ailleurs une plante riche en phyto-hormones, qui peuvent réduire les symptômes de la ménopause chez la femme, mais qui sont aussi un facteur de féminisation chez l'homme en réduisant sa production de spermatozoïdes.
Il est donc pour le moins dangereux d'avoir construit notre production animale sur une plante aussi ambivalente.


Refuser l'élevage concentrationnaire

On se limitera à aborder dans cet article les volailles, principales consommatrices des tourteaux de soja (plus de 40 % des importations). A ce sujet, on peut citer de nombreuses raisons morales pour refuser l'élevage des poulets de chair et des poules pondeuses en batterie : surpopulation, inconfort, bruit, stress permanent, manque d'hygiène (salmonelloses chroniques), débecquage...
La compassion chrétienne incite à refuser ce genre ce traitement aux animaux, tandis que la doctrine bouddhiste estime que manger la chair de tels animaux génère un  mauvais karma.

Comment peut-on vivre sainement en mangeant la chair d'animaux qui ont souffert toute leur vie dans un univers concentrationnaire ? Un minimum de réflexion conduit en effet à penser que la souffrance subie par l'animal se transmet inévitablement à celui qui en consomme la chair dénaturée. Dés lors, n'est-il pas nécessaire de boycotter les poulets et œufs de batterie, non seulement à la maison, mais dans les plats préparés, au restaurant, à la cantine ? Mis à part dans la restauration haut de gamme, il faut savoir en effet que la grande majorité des poulets et œufs utilisés proviennent d'élevage de batterie. Et il ne faut pas s'attendre à manger autre chose dans un fast food.
Est-il vraiment nécessaire de consommer autant de viande, et de si piètre qualité ? Ne vaut-il pas mieux réhabiliter les légumes secs, excellentes sources de protéines, et ne consommer une volaille fermière que le dimanche comme le faisaient nos ancêtres ?
Car il existe des volailles bio ou élevées en libre parcours, qui ont mené une vie à peu près normale, contrairement aux poulets de batterie qui n'ont jamais vu un brin d'herbe de leur vie.
En ce qui concerne les poules pondeuses, seuls les œufs bio (code 0) et ceux issus de poules en libre parcours (code 1) sont acceptables.


L'ortie remplace avantageusement le soja

L'ortie n'a rien à envier au soja. La feuille d'ortie sèche contient le même pourcentage de protéines que la graine de soja. En ce qui concerne les sels minéraux, l'ortie est largement gagnante, puisque le taux de calcium des jeunes feuilles séchées est dix fois supérieur, quatre fois pour le fer. La teneur en magnésium est également très supérieure chez l'ortie.
Alors que le soja a une teneur très élevée en purines, génératrices d'acide urique, qui favorise les maladies rhumatismales et les troubles rénaux, l'ortie soigne au contraire ces maladies, car elle est l'une des meilleures plantes médicinales pour éliminer l'acide urique et combattre la goutte qui en résulte.

Parmi les volailles, il en est une dont la croissance est particulièrement délicate, il s'agit du dindon. Ayant des besoins importants en fer au moment du développement de leur crête, les dindonneaux étaient traditionnellement nourris d'orties hachées durant deux semaines à cette époque. On retrouve cette pratique dans toute l'Europe.
Il est notoire également que les feuilles d'ortie activent la ponte, comme en témoigne le proverbe : " Une ortie dans le poulailler, c'est un œuf de plus dans le panier ". Comme tous les oiseaux, la volaille apprécie beaucoup les graines d'ortie à l'automne. Et l'ortie renforce par ailleurs les défenses immunitaires de la volaille.
Mais l'ortie a aussi un intérêt indirect pour l'éleveur avicole, c'est la grande diversité d'insectes attirés par cette plante. Car ces insectes font partie de l'alimentation naturelle des poules, ils sont riches en protéines et permettent d'obtenir des jaunes colorés, presque oranges, que l'on ne rencontre que chez les œufs de poules élevées en libre parcours. Non seulement les volailles peuvent manger des feuilles d'ortie à leur guise, mais elles trouvent tout un garde-manger sur les feuilles.
On voit tout l'intérêt pour l'éleveur avicole de semer de la petite ortie (Urtica urens) dans les enclos réservés à sa volaille. D'autant plus que la petite ortie apprécie beaucoup le fumier de volaille. Mais il faut savoir qu'une fois installée, elle ne quittera plus les lieux.

Dans notre livre " Les vertus de l'ortie ", nous avons suggéré de développer la culture de l'ortie en Bretagne, où la plante, vorace en fumure organique, pourrait bénéficier des surplus de lisier, qui provoquent les marées vertes sur le littoral. Nous avions oublié les élevages avicoles. Mais la méthode que nous préconisons, si elle réduit le coût de l'alimentation des volailles et le temps de travail de l'éleveur, est mieux adapté aux élevages en libre parcours, plus respectueux de l'animal, qu'aux élevages en batterie que nous dénonçons.


Question subsidiaire : Savez-vous quel est le plus gros bénéficiaire français des subventions de la Politique Agricole Commune entre octobre 2007 et octobre 2008 ?
Le géant de la volaille Doux, avec 62,82 millions d'Euros, suivi par toute l'industrie sucrière et un autre exportateur de volaille 1er prix : Tilly-Sabco (20,52 M€).
En somme, l'Europe récompense la cruauté érigée en art de vivre et les usines qui fabriquent des diabétiques et des obèses à la chaine.
Il y a quelque chose de vicié dans le système !


Bibliographie sommaire :

  • Hubert Prolongeau - Amazonie une mort programmée ? Éd. Arthaud, Paris, 2009.
  • Aurélie Billon, ENESAD ; Emmanuelle Neyroumande, Cyrille Deshayes, WWF-France - Vers plus d'indépendance en soja d'importation pour l'alimentation animale en Europe - cas de la France - Janvier 2009
  • Eric Darche - Protéines mode d'emploi. Nexus n°62, mai-juin 2009.

Cet article a été repris et développé dans notre nouveau livre en ligne : Être végétarien, le bon choix ?  (format PDF, pages 53 à 70).
Cliquer sur le lien  link

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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 12:11


État des lieux

Responsable de près de 150 000 fractures par an en France, dont un tiers du col du fémur, l'ostéoporose touche une femme sur trois en Europe. Indépendamment des souffrances causées aux victimes, cette maladie alimente sérieusement le gouffre de la Sécurité Sociale, par les lourdes opérations et la dépendance qu'elle entraine. On peut donc parler de fléau social, en particulier chez les femmes après la ménopause. Et pourtant, on n'a jamais mangé autant de laitages, qui sont censés nous apporter le calcium nécessaire.
Alors qu'une bonne minéralisation nécessite une alimentation alcaline (basique), les produits laitiers renforcent l'acidité de l'organisme provoquée par l'abus de viande, d'alcool et de sucre, autres poisons de notre civilisation.
"En outre, un quart seulement du calcium apporté par les produits laitiers est réellement absorbé au niveau de la muqueuse intestinale (la vitamine D ajoutée n'y change rien)."
"Enfin, des recherches, volontairement ignorées par la communauté médicale, indiquent que la prise de calcium (sans magnésium associé) est nocive puisque le calcium fuit en plus grosses quantités dans les urines ou vient se fixer dans des zones inadéquates (tendons, plaques d'athéromes)." Dr. Patrick Bauplé dans Pratiques de Santé n° 52, juin 2006.
En attendant que le milieu médical révise sa position sur le sujet, Danone, Lactalis et Cie distillent leur propagande (par l'entremise de Cidilait leur agence de communication) jusque dans les salles d'attente des médecins. Ces derniers faisant (plus ou moins) confiance aux visiteurs médicaux et aux organismes officiels (ex. Afsaa) qui servent les intérêts des multinationales des industries pharmaceutique et agro-alimentaire. Et le slogan officiel de "trois laitages par jour" est repris dans la presse par des diététiciens complices et des journalistes complaisants.
A qui donc se fier ?

Toutes les études sérieuses, comme celle de Colin Campbell, établissent exactement le contraire de ce que nous serine la doctrine officielle.
"Les Suédois détiennent deux records mondiaux : celui de la consommation de laitages et celui des fractures du col du fémur" (Thierry Souccar). Et cela n'est pas dû à des facteurs génétiques, puisque l'ostéoporose fait des ravages chez les chinois de Hong Kong qui ont adopté notre régime alimentaire lacté ; tandis que ceux du continent, qui consomment encore peu de laitages, sont relativement épargnés. Preuve, s'il en était, que non seulement les laitages ne protègent pas de l'ostéoporose, mais qu'ils semblent au contraire la favoriser.

Alliée au stress, l'intolérance au lactose est par ailleurs la principale responsable du Syndrome de l'Intestin Irritable, qui gâche la vie de millions de personnes, principalement en Asie, en Europe du sud et en Afrique, où la grande majorité de la population ne supporte pas le lait (mis à part quelques groupes ethniques de tradition pasteur-nomade).


Les remèdes

L'ortie, plante alcalinisante et reminéralisante, est riche en calcium facilement assimilable. Elle contient en effet en quantité importante les autres minéraux et vitamines facilitant l'assimilation du calcium qu'elle contient : le magnésium, le silicium, le zinc et les vitamines C, B6 et K. Reste la vitamine D, indispensable à la fixation du calcium, partiellement apportée par une exposition de la peau au soleil et contenue dans les poissons gras (sardine, maquereau, saumon etc) ou dans les huiles de foie de morue et flétan.
L'assimilation du calcium est également favorisée par un exercice physique modéré.
Mais il ne faut pas s'imaginer qu'une cure d'ortie va réparer comme par miracle un squelette décalcifié par des années de mauvaise alimentation.

Deux facteurs essentiels sont à prendre en compte :
   -  La qualité de l'alimentation présente. En cas d'ostéoporose, il faudra impérativement revoir son régime alimentaire en privilégiant les fruits et légumes (chou et brocoli en particulier), de préférence crus ou cuits à la vapeur pour préserver les minéraux. Il faudra aussi accorder une place importante à l'amande, autre aliment alcalinisant riche en calcium et à la noisette.
   -  Il faut savoir également que la qualité de l'ossification s'établit durant l'adolescence et qu'une alimentation très riche en sodas, glaces et bonbons peut avoir des conséquences catastrophiques sur le squelette et la dentition, sans parler des risques de diabète et d'obésité précoce.
Mais les mauvaises habitudes ont la vie dure. Malgré le film Super Size me, il n'y a jamais eu autant de monde chez Mac Do.

L'ortie aura donc un effet plus préventif que curatif, et en cas d'ostéoporose déclarée, elle ne pourra guère que limiter les dégats.
Il ne faut pas oublier en effet que les capacités d'assimilation d'un organisme âgé sont très réduites, par rapport à celles d'un corps jeune.
Tout cela mériterait bien une campagne de prévention nationale.


En traitement phytothérapique de l'ostéoporose liée à l'âge, le Dr. Paul Dupont, expert en nutrition, recommande :
"Les plantes reminéralisantes sont utiles, des infusions de prêles, racine de patience, ortie par cure de 10 jours par mois, 2 bols par jour (1 c. à soupe du mélange par bol, bouilli 3 minutes, infusé 20 minutes). Dans les risques fracturaires élevés, les phytothérapeutes prescrivent Symphytum (la consoude) à la dose de 50 gouttes matin et soir." (Pratiques de santé, 13 mai 2008).


_________
 
Lectures conseillées pour aller plus loin sur le sujet :

   -  Lait, mensonges et propagande de Thierry Souccar - éd. Thierry Souccar, 2008.

   -   La viande et le lait du Dr. Christian Tal Schaller - éd. Lanore, 2007.

   -  Le Rapport Campbell de T. Colin Campbell Ph. D. et Thomas M. Campbell - éd. Ariane 2006, 2008 pour l'édition française.

   -  Les oligo-éléments, équilibre vital - Dr Paul Dupont. Diffusion Rosicrucienne, 2002.



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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 17:07

 

De fortes variations suivant les échantillons

 

Il faut souligner tout d'abord que l'on observe, d'une analyse à l'autre, de fortes variations au niveau de la teneur de la feuille d'ortie en vitamines et minéraux. C'est du reste valable pour n'importe quelle plante, car la nature du sol, l'exposition à l'ombre ou au soleil, la durée de l'ensoleillement, l'alimentation de la plante en eau, la saison, l'heure de la cueillette, la durée et la qualité de la conservation, tous ces facteurs influent considérablement sur la valeur nutritive de la plante récoltée.
Il en va de même pour les légumes : une laitue de serre gorgée de nitrates et conservée une semaine au réfrigérateur n'aura pas la même valeur nutritive qu'une laitue bio de pleine terre consommée aussitôt après récolte. Nous sommes ce que nous mangeons, et si nous voulons accroître notre vitalité et optimiser notre santé, il faut être conscient de ces éléments qui influent sur la qualité de notre alimentation.


En ce qui concerne l'ortie, les analyses ont montré que, de façon assez surprenante, les plantes ayant poussé à l'ombre sont plus riches en chlorophylle et en caroténoïdes (pro-vitamine A) que celles ayant poussé au soleil.
D'autre part, des analyses pratiquées par W.F. Daems sur la grande ortie ont montré que sa teneur en fer est à son maximum aux mois d'avril et de septembre sur des plantes ayant poussé en jardin ou en bord de rivière. Au contraire, la teneur en fer est au minimum en été pour des plantes poussant en forêt. Il y a même des différences de composition entre plantes mâles et plantes femelles !



Influence de la qualité du sol

Une plante ne peut extraire d'un sol que les minéraux qui s'y trouvent. Or les terres cultivées en agriculture chimique sont généralement carencées en Bore, ce qui se traduit entre autres par des cavités dans les céleri-raves. En effet, cet oligo-élément important n'est pas apporté au sol qui ne reçoit que les fameux N-P-K. Justement, l'ortie est une plante riche en Bore, élément minéral favorisant une bonne calcification.
De même, l'ortie contient beaucoup de Sélénium, puissant anti-oxydant, jouant un rôle dans la prévention du cancer. A noter que les sols cultivés d'Europe sont pauvres en Sélénium, minéral complètement absent des sols chinois et par contre abondant dans les sols vierges d'Amazonie.
Il est manifeste que ces carences rencontrées sur la majorité de nos sols proviennent de mauvaises pratiques culturales. Au contraire, une bonne terre de jardin compostée régulièrement s'avèrera riche en minéraux, grâce aux bactéries et aux lombrics qu'elle renferme.
On ne peut pas aborder la valeur nutritive d'une plante en ignorant son origine agronomique.
Si l'ortie est si riche en vitamines et minéraux, c'est justement parceque c'est une plante qui pousse à l'écart des terrains cultivés, où elle rééquilibre les sols.



Composition de la feuille d'ortie

La feuille d'ortie contient des quantités très importantes de caroténoïdes (6 différents, dont le β-carotène), d'acide folique (vit. B9), de vitamines C et E, de Calcium, Fer, Magnésium, Zinc, Bore et Sélénium. On y trouve aussi, en quantité moindre, des vitamines B1 (thiamine), B2 (riboflavine), B3 ou PP, B5 (acide pantothénique), B6 (pyridoxine), D et K, ainsi que de nombreux minéraux : Manganèse, Sodium, Cuivre, Soufre, Iode et Chrome.
Observons que le Calcium est associé au Bore, qui facilite son assimilation, ce qui fait de l'ortie un complément alimentaire intéressant en prévention de l'ostéoporose. Tandis que le Fer est associé à la vitamine C, qui favorise son absorption par l'organisme.

La feuille d'ortie contient aussi en forte quantité 18 acides aminés différents (sur 20 existants), dont les 8 acides aminés essentiels (isoleucine, leucine, lysine, méthionine, phénylalanine, thréonine, tryptophane et valine) nécessaires au développement de l'organisme. A titre de comparaison, les céréales sont toutes déficientes en lysine (certaines également en tryptophane), tandis que les légumineuses sont déficientes en méthionine. La feuille d'ortie, elle, contient les 8 acides aminés essentiels en proportions harmonieuses, ce qui en fait un aliment complet.

La feuille d'ortie contient encore, entre autres,  de la chlorophylle en quantité importante, de la Silice, des flavonoïdes (quercitine), de la sécrétine (hormone stimulant l'activité du pancréas). Certains sont des composants rares, comme la choline acétyl-transférase, enzyme synthétisant l'acétylcholine, la grande ortie étant la seule plante connue à posséder cette enzyme. Si l'on n'en était pas encore convaincu, c'est bien la preuve que l'ortie n'est pas une plante comme les autres.

En fait, l'ortie est à elle toute seule un complexe de vitamines et minéraux naturels, qui plus est, complet et mieux équilibré que les produits de synthèse vendus en pharmacie. Plus besoin d'acheter des cocktails d'anti-oxydants style : vit. A, C, E + Sélénium et Zinc. Ils sont tous dans l'ortie.
Les vitamines et minéraux contenus dans l'ortie sont ceux dont l'homme moderne est le plus souvent carencé, du fait de son alimentation industrielle dénaturée : calcium, fer, magnésium, sélénium, vitamine C etc.
Comment voir dans l'ortie une ennemie ? Elle n'est là que pour nous soutenir ... et peut-être aussi pour nous faire prendre conscience de nos erreurs.


Composition de la feuille d'Urtica dioïca fraîche
Synthèse de différentes analyses
(les chiffres précédés de ± correspondent à une seule analyse)
Élément Dosage moyen
Valeur énergétique ± 76,4 Kcal / 100 g
Eau 76,9 à 80 g /100 g
Fibres 2 à 5,3 g / 100 g
Cendres 4 à 5,6 g / 100 g
Calories 57 à 82 Kcal / 100 g
Protides 4,6 à 8 g / 100 g
Lipides 0,7 à 1,6 g / 100 g
Glucides 7,1 à 12,7 g / 100 g
Calcium 60 mg à 3,24 g / 100 g
Phosphore 10 à 673 mg / 100 g
Fer 7,8 à 13,4 mg / 100 g
Sodium 1 à 16 mg / 100 g
Potassium 400 mg à  2,044 g / 100 g
Magnésium 7 à 399 mg / 100 g
Manganèse 3 à 3,31 mg / 100 g
Zinc 0,9 à 1,87 mg / 100 g
Cuivre 0,52 à 1,59 mg / 100 g
Bore ± 3,05 mg / 100 g
Sélénium ± 2,7 μg / 100 g
(1μg = 1/1000 ème de mg)
Pro-Vitamine A ou Caroténoïdes 0 à 6 mg / 100 g
Vitamine B1 ou Thiamine 15 μg à 0,15 mg / 100 g
Vitamine B2 ou Riboflavine 0,12 à 0,23 mg / 100 g
Vitamine B3 ou vit. PP ou Niacine 0,1 à 1,45 mg / 100g
Vitamine B6 ou Pyridoxine ± 68 μg / 100 g
Vitamine B9 ou Acide folique ± 212 mg / 100 g
Vitamine C 18,8 à 350 mg / 100 g
Vitamine E ou α-Tocophérol ± 14,4 mg / 100 g


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