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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 11:21

 

Il y a quelques temps, je posais la question suivante à Kiwa Rose, herboriste américaine ayant particulièrement étudié l'ortie :

 

Tu as écrit : " La graine (d'ortie) est beaucoup moins rafraîchissante et asséchante (que la feuille) ". Crois-tu réellement que la feuille d'ortie soit rafraîchissante ? Comment expliques-tu alors que la feuille d'ortie était traditionnellement utilisée comme aliment et comme plante médicinale dans le nord de l'Europe, plus que dans le sud ?

 

Voici sa réponse :

 

" Oui, énergétiquement, je crois que la feuille d'ortie est rafraîchissante (bien que Culpepper et quelques herboristes influencés par Galien l'aient classée comme chaude, à cause de ses poils urticants, je pense) propriété inhérente à sa nature fortement minéralisée. De nombreuses plantes sauvages comestibles sont rafraîchissantes, véritablement, et sont utilisées traditionnellement comme "nettoyeuses de sang" ou plantes altératives, pour un usage printanier, après un long hiver avec peu de nourriture fraîche. Les populations du nord de l'Europe utilisent beaucoup d'aliments/médecines rafraîchissants. J'imagine que cela est dû à la brièveté de la belle saison ; ils récoltaient et utilisaient ce qui était prolifique et disponible. De la même manière, il y a de nombreuses plantes échauffantes qui sont utilisées fréquemment en Europe méridionale... Le thym et le romarin sont tous deux certainement échauffants, et cependant utilisés sous les climats chauds comme remèdes et comme aliment... De façon plus importante, ce sont des plantes à effet diaphorétique [sudorifique] diffus, qui maintiennent la circulation et aident le corps à auto-réguler sa température, tout comme le piment de Cayenne. De même, l'ortie est rafraîchissante ; elle est également nourrissante et reconstituante, ce qui est très important après un long hiver ".

 

Je serai intéressé d'avoir sur ce sujet l'avis d'Anny Schneider, de François Couplan ... ou de toute autre personne qui bénéficie d'une bonne expérience de l'ortie en tant que plante alimentaire ou médicinale.


_______


 

Voici la réponse de François Couplan, qui parle en tant qu'ethnobotaniste :

 

" Personnellement, je n'utilise pas l'ortie en tant que "plante médicinale", mais en tant qu'aliment pour le corps ou l'esprit, gardant en tête l'aphorisme d'Hippocrate " Que ton aliment soit ton médicament ".

 

" L'ortie se montre "équilibrante", plus que "rafraîchissante" ou "réchauffante", ce qui n'est pas la moindre de ses vertus. Elle apporte en effet à l'organisme tous les éléments dont il a besoin, sans l'influencer par la présence d'une essence aromatique, ni se montrer excessivement aqueuse ".

 

" Quant'à sa présence au nord plus qu'au sud, elle s'explique simplement par le fait que l'ortie dioïque,  Urtica dioïca, rare en région méditerranéenne, est à la fois meilleure, plus facilement utilisable et plus fréquente que les diverses espèces méridionales U. atrovirens, membranacea, pilulifera etc ".

 


 


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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 16:32

 

Comme son nom l'indique, Urtica massaica  est présente sur le territoire des Massaïs, au Kenya, mais aussi dans toute l'Afrique centrale.

 

Ressemblant un peu à la laportée du Canada, elle a de larges feuilles en forme de coeur et peut atteindre 2 m de haut. Ses poils urticants de 2 mm occasionnent une douleur vive mais passagère. L'ortie massaïe est très répandue sur les terrains d'altitude en friche, spécialement si des buffles y ont pâturés. Les gorilles de montagne, qui se nourrissent principalement de bambous, y puisent une partie de leur nourriture.

 

L'ortie massaïe est très utilisée dans la médecine populaire africaine. En Ouganda, où elle est très répandue, on l'utilise aussi comme légume, tandis qu'en Tanzanie, on ne la consomme qu'en cas de disette.

Si l'ortie massaïe est employée pour lutter contre le paludisme au Kenya, son efficacité contre cette maladie n'a jamais été démontré lors de tests in vitro. Elle viserait plutôt à en alléger les symptômes.

Par contre, la majorité des autres utilisations médicinales de cette plante trouvent une justification en herboristerie chez ses cousines européennes. Ainsi, les Massaï utilisent les feuilles de l'Urtica massaica pour lutter contre les maux d'estomac. Si, crue, l'ortie est irritante pour la gorge et l'estomac, ce n'est plus le cas une fois cuite. Au contraire, ses propriétés alcalinisantes lui permettent de combattre efficacement l'acidité stomacale, source de brûlures douloureuses, sans avoir les inconvénients des médicaments anti-acides.

L'utilisation de l'ortie dans les troubles hépatiques, telle qu'on la rencontre en Tanzanie (sous forme de macération de feuilles et racines) se retrouve aussi dans la tradition occidentale, bien que secondairement.

Dans la région des grands lacs africains, l'ortie massaïe est employée en cas de rhumatisme, blessures et incontinence urinaire, indications que l'on retrouve aussi chez nous. On l'emploie également pour consolider les fractures, ce que sa haute teneur en calcium justifie à priori. L'usage contre les ecchymoses et les maladies vénériennes est plus surprenant.

 

En Ouganda, on utilise aussi l'ortie massaïe pour éloigner le bétail des cultures et les rats des récoltes.

 

Source : site web de Prota 2 : Vegetables/Légumes


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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 11:00

 

La France a une connexion douloureuse avec la Lithuanie, en particulier sa capitale Vilnius. Lors de la retraite de Russie, les débris de la grande armée de Napoléon y hivernèrent. Des milliers de soldats français y moururent de faim, de froid et de maladie et furent enterrés dans les fossés de la ville. Plus récemment, l'actrice Marie Trintignant y mourut dans les circonstances que l'on connait.

 

Mais le peuple lithuanien a conservé encore aujourd'hui l'usage traditionnel des plantes médicinales, que l'on trouve en vente sur le marché de Vilnius. Deux scientifiques polonaises ont menée une étude ethnopharmacologique, dont il ressort que l'ortie est utilisée là-bas pour de multiples usages, certains classiques, d'autres sortant de l'ordinaire.

 

En particulier, de longue date, les plaies et surtout les brûlures sont traitées avec un mélange de jus de feuilles de grande ortie (Urtica dioica)  et de jus de carotte fraîchement extrait. Quand on connait la haute teneur de ces deux plantes en provitamine A, facilitant la cicatrisation de la peau, on peut ici parler de sagesse populaire.

 

Par ailleurs, l'ortie est utilisée en urtication comme antirhumatismal lors des bains de vapeur (Urtica dioica), ainsi que pour traiter la paralysie (Urtica urens),  pratiques que l'on retrouve chez certaines tribus amérindiennes.

 

Source : link


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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 07:12

 

En ce qui concerne les plantes médicinales, la règle générale est de procéder à des cures de trois semaines, pour éviter une accoutumance de l'organisme, quitte à refaire ultérieurement d'autres cures, espacées par une interruption d'une dizaine de jours. Mais il y a des exceptions.

 

Stimulant des défenses immunitaires, l'échinacée doit être consommée à forte dose, mais sur une courte période (8 à 10 jours seulement), sous peine d'inverser ses effets. Il en va de même du fumeterre, utilisé principalement dans les troubles biliaires et les problèmes cutanés.


Au contraire, certaines plantes agissent sur le long terme et leur cure doit être poursuivie plusieurs mois. C'est le cas de l'aubépine, régulatrice du rythme cardiaque, de la tension et du système nerveux. C'est aussi le cas de l'ortie.


Hormis les contre-indications, interactions et effets secondaires possibles, que nous avons signalés par ailleurs, l'ortie agit lentement en rétablissant la tonicité des fonctions de l'organisme et doit être consommée sur une longue période. On peut en prendre à longueur d'années sous forme de tisane matinale, qui remplacera avantageusement le thé ou le café trop excitants et qui sont des marchandises importées. Cet usage s'avèrera bénéfique dans toutes les maladies chroniques, et pourra être associé à d'autres plantes suivant le cas pour obtenir un effet plus ciblé.


En ce qui concerne les feuilles, le dosage ne devra pas être sous-évalué.

Si on l'utilise en poudre sous forme de gélules (à choisir en cellulose végétale de préférence), il faudra compter entre 4 et 8 gélules par jour suivant les cas, pour obtenir les effets escomptés.

Sous forme de feuilles broyées en vrac, le plus simple est d'en remplir une boule à thé que l'on laissera infuser une dizaine de minutes. Si l'on attend trop longtemps (une heure ou deux), il se produit une oxydation et la tisane noircit, signe de sa haute teneur en fer.

Beaucoup de gens souffrent de troubles chroniques et se gavent de compléments alimentaires coûteux, ou pire de molécules chimiques qui altèrent sérieusement leur métabolisme, sans résoudre la cause de leur maladie. Alors que, dans bien des cas, il leur suffirait de suivre une cure prolongée d'orties pour voir leurs symptômes s'améliorer graduellement.

Attention, cette plante n'est pas une panacée et ne soigne pas toutes les maladies, loin de là, mais elle est la mieux adaptée à notre époque, car elle contient la plupart des vitamines, minéraux et acides aminés dont notre alimentation carencée est déficitaire.

La tester, c'est l'adopter.


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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 22:30

 

Ortieannybis

Anny Schneider est une herboriste québécoise. Elle a publié un dossier sur l'ortie dans le numéro de juin 2010 du magazine Vitalité Québec. Avec son autorisation, nous le reproduisons ici intégralement.

 


 

Portrait de l’Ortie dioïque, la mal-aimée méconnue

 

Qui est Urtica dioïca?   

Célébrité issue d’une grande famille d’une trentaine de variétés, présente dans le monde entier mais plus concentrée en Europe. Sa cousine indigène d’ici est l’ortie du Canada Laportea canadensis. Elle  fut  malheureusement peu étudiée.

 

Le terme « dioïque » signifie  qu’il y a des plants mâles et des plants femelles séparés et qu’il faut évidemment des plants de chaque sexe pour assurer la reproduction à long terme. Par contre, ses  les racines vivaces peuvent vivre quelques années avant de s’épuiser et produisent des rejets de souches. Au Québec, l’ortie dioïque est naturalisée, ses graines sans doute mêlées aux semences céréalières par les colons ou délibérément, par des herboristes connaissant ses vertus.


 

Historique 

Le mot « ortie »  dérive du latin  urere, qui signifie brûler. L’anglais nettel vient de needle : aiguille. En allemand, Brennessel signifie : aiguille brûlante.

Les troupes  romaines ajoutaient ses  tiges fructifères aux ragoûts pour ses vertus nutritives et s’en fouettaient le corps  pour se réchauffer lors de leurs campagnes en pays nordiques. Quand ils revenaient dans leurs foyers, ils l’utilisaient en frictions des reins en du bas-ventre pour stimuler  leur virilité et mieux contenter leurs épouses! L’herboriste anglais John Gerard la qualifiait de contrepoison efficace contre toutes sortes d’empoisonnements du sang.

L’ortie a une aura magique et on l’utilisait avant les batailles pour bénir les épées et terrasser les démons personnifiés par les ennemis, mais aussi pour affûter les faucilles et s’attirer des récoltes abondantes.

Les Éclectiques américains la recommandaient en tisane contre nombre d’affections des reins et de la vessie, et son jus pur contre les maladies de peau.

Victor Hugo dans ses Misérables a écrit ceci : « Si seulement la population connaissait ses multiples usages : jeune, l’ortie constitue un excellent légume nourrissant, adultes, ses tiges offrent des fibres qui donnent une étoffe très résistante. Chez les animaux, elle fait pondre les poules, rend les vaches plus fertiles et fait briller le poil des chevaux. Décidément, l ‘ortie offre beaucoup pour le peu qu’elle demande! ».

 

La plupart des herboristes occidentaux la révèrent et l’utilisent. La Guilde des herboristes l’a même couronnée  plante de l’année 2009 !


   

Habitat 

Au sud du St-Laurent, en colonies survivantes dans des sols meubles et  riches en azote, près des composts et fumiers, en marge des potagers, près des étables et fossés bien drainés, évidemment non tondus!

 

   

Description 

Plante vivace haute de 50 à 150 cm dans les meilleures conditions, pourvue d’une tige centrale solide faite de longues fibres imbriquées. Celle-ci arbore de grandes feuilles opposées vert foncé et dentelées  à longs pétioles garnis de minuscules poils translucides très effilés et urticants (!), du à un combiné d’acide formique et de carbonate d’ammonium. Ses fleurs femelles sont jaune verdâtre, disposées en grappe, comme ses graines uniques, des akènes vert argenté, collés en épillets denses fixés à l’aisselle des folioles.


   

Composition chimique 

Acide formique et gallique, chlorophylle, flavonoïdes, vitamines A, B, C, calcium, fer, potassium, silice, soufre, bore, fibres, mucilages et protéines, acétylcholine, histamine et sérotonine. Aussi, sa teneur en anti-oxydants (indice ORAC) est supérieure à celle du piment rouge! Bref, c’est une des plantes sauvages des plus complète et nutritive qui soit, à prendre avec des gants peut-être, mais aussi à disséminer largement !

 

Précautions et préceptes de cueillette  de l’ortie

Avant de récolter l’ortie, habillez-vous de manches longues et de bons gants, cueillez uniquement les pousses terminales et avec un sécateur ; et surtout en milieu sauvage, contentez-vous d’une tige sur dix, car la saison est longue et les herbivores sauvages ont eux aussi droit à leur part.

Si la terre est très riche et l’été chaud et humide, vous pourriez même bénéficier de deux, voire de trois récoltes, mais comme toutes les plantes nutritives, la première pousse est la plus riche en principes actifs.

Par contre, plus tard dans l’été, le taux de minéraux augmente sensiblement et les fibres des tiges se lignifient.

Les acides gras essentiels sont concentrés dans les graines des plants femelles et en automne, c’est dans les racines que se trouvent les facteurs régulateurs pro-hormonaux, d’où leur efficacité pour les problèmes du système reproducteur masculin.

Contre les démangeaisons des enfants imprudents, appliquez des feuilles de plantain ou de patience broyées, ou simplement mâchées par maman ou grand-maman!

 

 

Multiples préparations ortisanales 

La plupart de ses principes actifs étant hydrosolubles, on peut la préparer en bouillon, décoction, gelée, tisane ou encore, en teinture-mère.

 

Cuisinée à toutes les sauces…

Son utilisation en cuisine est surtout réservée aux toutes jeunes pousses printanières et aux feuilles très tendres, car déjà au mois de juin (dans le sud du Québec du moins), elle devient irritante pour la gorge, même en simple potage passé au mélangeur. Lors d’un de mes tous premiers ateliers printaniers sur les plantes alimentaires, il y a plus de 25 ans, je me souviens qu’on a toussé en chœur, moi et les grands chefs de l’Estrie qui y étaient. Même la crème ne suffisait pas à tamponner les micros cristaux qui se collaient au pharynx. Bref, dans l’assiette, il faut vraiment se  limiter aux toutes jeunes feuilles terminales, qu’on peut pincer, un peu comme le basilic et ainsi stimuler la repousse.

Les jeunes pousses d’ortie s’ajoutent aussi aux bouillis de toutes sortes, aux sautés, aux gratins et omelettes, aux crêpes et pourquoi pas aux muffins?

Néanmoins, n’importe quand dans l’été, on peut en faire une décoction, ou la mélanger à d’autres légumes (céleri-rave, navet, poireau), comme les Chinois même le matin, en boire simplement en bouillon alcalinisant, bonifié par un pois de miso ajouté en fin de cuisson.

 

Bien infusée…

Une méthode simple est de prendre la plante fraîchement cueillie, de mettre dans l’eau froide l’équivalent de trois à quatre feuilles par tasse, d’amener à ébullition, de couper le feu, couvrir et infuser de cinq à dix minutes.

Pour un traitement soutenu, en boire de 3 à 4 tasses par jour, entre les repas, en cure soutenue de deux  à trois semaines surtout en cas de problèmes chroniques. On cueille les feuilles, partie la plus couramment utilisée, selon les règles habituelles : avant la floraison une journée ensoleillée après que la rosée a  séché. On l’étale à plat sur un treillis propre dans un endroit bien ventilé, ou encore on suspend la plante en bouquets peu denses sur une corde.  S’il y a des insectes dans les parages, il est sage de placer les bouquets dans des sacs en papier  brun, de plus cela permettra de recueillir les feuilles sèches tombées au séchage. Si on la taille régulièrement on peut la cueillir pour des infusions durant tout l’été et en faire des provisions pour le long hiver.

 

En teinture-mère 

Faite avec de l’alcool, un bon vin blanc sec ou du vinaigre de cidre (de pommes bio évidemment), je préconise le vinaigre qui dissout le mieux les minéraux sans trop altérer les flavonoïdes. Le plus tôt possible, après la cueillette des folioles, on les broie au mortier ou au mélangeur et on y ajoute le double de vinaigre coulé dans un pot de verre, avec un couvercle de plastique alimentaire (dans toutes les quincailleries). On entrepose à l’abri de la lumière, on brasse délicatement les premiers jours pour éviter que les plantes ne s’oxydent et on filtre au bout d’un mois avec une bonne passoire ou gaze fine facile à presser. On étiquette et on consomme au compte-goutte, à raison d’une goutte par année d’âge, en doses fractionnées en deux ou trois prises, posologie  simple qui  constitue un bon mémo, pour l’ortie du moins!

 

En fine poudre

L’intérêt principal de la poudre est qu’elle agit vite. Que ce soit en saupoudrage direct sur une plaie hémorragique mineure, elle arrête rapidement l’écoulement de sang. Ajoutée à de l'argile comme tampon, elle est utile contre l’herbe à puce ou l’impétigo par exemple. Inconvénient : perte de vitamines et de flavonoïdes au séchage.

 

En capsules ou en comprimés

Selon les compagnies et les indications, l’ortie se vend en gélules, capsules ou comprimés, rarement seule mais le plus souvent combinée dans des mélanges soit aphrodisiaques soit anti-prostatites. On la retrouve dans des complexes  reminéralisants, que ce soit pour les os, la chute des cheveux ou encore les problèmes arthritiques, rénaux ou dermatologiques.


 

Principales indications thérapeutiques

 

Allergies, rhinite 

Grâce sa haute teneur en minéraux, elle basifie le sang et la lymphe  et, grâce à sa judicieuse combinaison de pro-neurotransmetteurs, peut moduler une immunité hyper réactive.

 

Anémie

Avec sa belle synergie de chlorophylle, de fer et de  vitamine C, une cure d’ortie, surtout fraîchement cueillie, peut contribuer à remonter le taux d’hémoglobine et même de fer sérique.

 

Fatigue

Souvent associée à la basse pression et l’anémie, la pauvreté du sang induit souvent une grande fatigue. L’ortie active également la circulation périphérique, y compris au cerveau.

 

Eczéma, psoriasis

Dépurative du sang, elle aide à assainir autant la lymphe que le sang en diminuant l’acidité tout en régulant les facteurs inflammatoires. Avec des alliées sûres comme la paille d’avoine fleurie  et le trèfle rouge par exemple, elle complète bien un traitement assainissant de la peau.

 

Arthrite, goutte, urémie

 Diurétique, dissolvante de l’acide urique et autres calcifications pathologiques, elle fluidifie les liquides organiques et aide les reins à mieux remplir leurs offices si décisifs. Elle facilite également la réparation des fractures et aide la croissance osseuse, y compris chez les enfants.

 

Pellicules

Son taux élevé de soufre organique explique son action de contact contre l’hyperséborrhée, les micros-fungus du cuir chevelu et les pellicules.

En usage interne, on l’emploie en cures d’infusion ou décoction de plante fraîche. On peut aussi s’en frictionner le cuir chevelu matin au soir, pour fortifier la santé et stimuler la repousse des cheveux.

 

Prostatite

De récentes recherches germaniques et japonaises ont prouvé que sa racine est particulièrement efficace contre la prostatite. Elle inhibe même les anticorps PSA, diminue les mictions fréquentes et de plus, elle augmente le taux de testostérone. Par contre, il ne faut pas conjuguer l’ortie à une chimiothérapie  ciblée sur la prostate.

 

Autres interactions possibles

 L’ortie est déconseillée en même temps que les traitements aux immunosuppresseurs du genre anti-mitotiques, cortisone et-ou l’interféron dont elle inhiberait les effets. Il existe de très rares cas d’allergies chez les hypersensibles à l’acide formique et aux produits de l’abeille.

Déconseillée en début de grossesse à cause de ses effets possiblement  emménagogues, mais recommandée en mini doses avant l’accouchement et durant la lactation.


 

Autres usages 

 

Un tissu résistant 

L’ortie cardée et tissée donne une fibre si résistante qu’on en faisait des uniformes pour plusieurs armées, comme celle de Napoléon et des allemands durant la première guerre mondiale. Depuis des siècles, les artisanes teignaient en jaune doré virant vers le kaki, la laine, le lin et pourquoi pas l’étoffe d’ortie ?

 

Chlorophylle

Plutôt que la luzerne employée en Amérique du Nord, en Europe elle est cultivée commercialement pour sa chlorophylle qu’on retrouve dans divers aliments sous le code E 140 .

 

Fourrage enrichi

Une fois séchée, elle enrichit la plupart des foins d'été en minéraux et en protéines ; elle aide les bovins comme les chevaux à conserver des os solides et un pelage sain et brillant.

 

Purin d’ortie, un fertilisant inégalé

En agriculture biologique, on connaît et utilise depuis des siècles le purin d’ortie.  Pour le fabriquer, on fait  une macération d’un kilogramme d’ortie fraîche par dix litres d’eau de pluie, conservée près d’une semaine en baril au jardin avant de l’intégrer  à la terre au pied des plantes. C’est un phyto-immuno–stimulant reconnu particulièrement bénéfique dans les terres calcaires et pour les légumes-feuilles et racines. De plus c’est un fongicide et « prébiotique » naturel pour les plantes. L’ortie est une plante compagne rêvée pour les lamiacées aromatiques comme l’origan ou le thym dont elle augmente la teneur en huiles essentielles.

 

Seul bémol : l’intense puanteur dans les parages du baril fermenté.

En France, l’immense auteur et herboriste Bernard Bertrand, est le porte-étendard d’une campagne de défense appelée  la « guerre de l’ortie ». C'est devenu un symbole de la tradition agricole diversifiée contre l’hégémonie de l’agro-industrie pétrochimique et l’aveuglement  bureaucratique à courte vue. (Voir son site ci-bas)

 

Anecdote 

Durant les trop nombreuses guerres européennes, l’ortie constituait un aliment de survie qui a sauvé bien des enfants de l’anémie, comme me l’a confirmé de sa bouche, ma propre grande tante Louise née en 1887, et qui avait subi trois guerres!

Par ailleurs, il est écrit que Milarepa, le sage ascète tibétain dont ce fut un temps le seul aliment, lui devait son teint vert phosphorescent!

 


Références 

 

Des dizaines d’infos et liens fascinants sur l’ortie :

www.urticamania.over-blog.com

 

Site du formidable Bernard Bertrand, grand défenseur de l’ortie et des plantes sauvages en général, y compris la référence de deux livres consacrés à notre verte amie commune.

www.terran.fr

 

STINGING NETTLE by Kassie Vance

www.herballegacy.com.

 

Greeves, Mrs Maud  A modern herbal Dorset Press New York USA 1992, 912 pages

 

 

 

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 17:03

 

Il existe plusieurs sortes d'orties en Amérique du nord, principalement les 3 suivantes :

La laportée du Canada ou ortie du Canada (Laportea canadensis)  est une cousine germaine de notre grande ortie, très commune sur toute la moitié-est du territoire nord-américain, de la Louisiane au Saskatchewan.Elle appartient à la même famille des urticacées que le genre Urtica.

 On trouve aussi une variante de Urtica dioïca, la sous-espèce gracilis (California nettle), aux feuilles très allongées et peu urticantes. On la rencontre dans presque tout le continent nord-américain, excepté la Floride, la Géorgie et la Caroline du sud.

Ces trois états constituent du reste le territoire de l'Urtica chamaedryoïdes, une espèce particulièrement dangereuse qui a tendance à se développer actuellement dans les exploitations agricoles de la région. 

 

A des degrés divers, les amérindiens ont tous utilisé l'ortie pour ses propriétés médicinales, comme aliment et/ou comme fibre textile. Les usages variaient d'une tribu à l'autre, mais certains reviennent plus fréquemment, comme l'utilisation de l'ortie pour soigner les douleurs articulaires. Ils l'employaient en urtication et s'avéraient particulièrement stoïques à la douleur.


En cas de rhumatismes, les indiens de la région de Vancouver se fouettaient la peau avec un bouquet d'orties fraîchement cueillies  au sortir de leur hutte de sudation.

Les indiens Thompson  se servaient de la décoction de racine d'ortie comme lotion capillaire, pour rendre les cheveux soyeux. Dans la même région de Vancouver, les Kwakiutl  se frottaient le crâne avec du jus d'orties pour éviter la chute des cheveux.

 

Les Lakota  et les Cherokee  utilisaient l'infusion de racines pour soigner les douleurs d'estomac.



Plusieurs tribus consommaient les jeunes pousses d'ortie crues ou blanchies à l'eau bouillante. Les Nitinaht  considéraient l'ortie comme un aliment fortifiant, les préservant de la maladie. Chez les Thompson , par contre, ce sont les immigrants chinois qui semblent les avoir incités à cette pratique.


L'urtication était utilisée par certaines tribus pour traiter la paralysie en fouettant les membres atteints. Provoquant une vasodilatation locale, l'urtication permet d'accélérer la guérison en améliorant la vascularisation.


Les indiens Cuna  du Panama utilisaient une ortie du genre Urera pour punir les délinquants. Ils se fouettaient également le dos pour soigner le mal d'estomac et les pieds pour guérir le mal de tête. On retrouve ici le principe dérivatif et rubéfiant des ampoules que l'on appliquait jadis. : on détourne la douleur en provoquant une inflammation extérieure sur la peau.


Les amérindiens connaissaient les propriétés reminéralisantes de l'ortie, puisqu'ils en donnaient à manger aux femmes enceintes. (Chez les Cree, la décoction d'ortie était servie aux femmes à l'accouchement pour éviter une hémorragie utérine). Cet usage a du reste été repris par les herboristes et naturopathes nord-américains.

L'ortie, écrasée fraîche ou saupoudrée sèche, servait aussi à guérir les plaies et éviter la gangrène.

 

Certaines tribus, comme les Chumesh , du sud de la Californie, tenaient la fibre d'ortie en haute estime. Ils l'utilisaient pour confectionner des lignes de harpon en fil tressé, qui atteignaient 70 mètres de long, requérant une quantité importante de matière première. Cela montre aussi la solidité de la fibre.

D'une manière générale, la fibre d'ortie était utilisée pour confectionner des cordes, des paniers, des lignes et des filets de pêche. Certaines tribus frottaient même leurs lignes de pêche avec de l'ortie, afin d'éliminer leur odeur corporelle. D'autres s'en servaient plutôt pour teindre leur ligne en vert et y incorporer une note de magie, censée leur procurer une pêche fructueuse.

Ce n'est pas un hasard si la fibre d'ortie a été utilisée pour la pêche partout dans le monde : elle a une résistance exceptionnelle à l'humidité.


Plusieurs tribus, parmi lesquelles les Cherokee , confectionnaient leurs cordes d'arc en fibre d'ortie. On retrouve du reste le même usage dans l'Himalaya, au Bhoutan.

 

 

 

 

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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 16:02

 

Le magazine LE POINT du  jeudi 10 juin 2010 consacre un dossier de 16 pages à la médecine par les plantes, qui accorde une place d'honneur à l'ortie.

 

Après avoir fustigé pendant longtemps la phytothérapie jugée inefficace, le milieu médical semble commencer à prendre conscience de la valeur thérapeutique de notre pharmacopée. Un signe précurseur de ce retournement de tendance est le nombre de médecins qui ont suivi une spécialité en phytothérapie après leur doctorat, en forte augmentation ces dernières années.

La majorité d'entre eux commence à réaliser que l'usage systématique de traitements par des molécules chimiques aboutit à une impasse. L'aura des grands laboratoires, qui régnaient en maîtres depuis des années a été ternie par les multiples affaires portant sur les effets secondaires des médicaments. Et le déficit de la Sécurité Sociale est devenu abyssal, creusé par une politique partiale, dont le programme de vaccination contre la grippe A n'est qu'un rebondissement.

 

Heureusement, il existe des médecins responsables, qui ont compris que la nutrition et la phytothérapie sont les deux clés du succès de leur exercice professionnel. Le docteur Laurent Chevallier est de ceux-là. Auteur de deux livres sur les liens entre alimentation et santé, c'est l'un des rares médecins français à la fois compétent en matière de nutrition et de médecine par les plantes. Il classe l'ortie parmi les 12 plantes qu'il faut avoir chez soi et, interviewé par le magazine, il prononce des paroles que l'on entend rarement dans la bouche d'un membre du corps médical : 


Il faut en revanche réhabiliter les plantes et les réintroduire dans nos habitudes de vie, notamment pour leur vertus préventives. Prenez l'ortie. Nos ancêtres en mangeaient de la soupe et en donnaient aux animaux. Cette plante a des propriétés reminéralisantes remarquables. A l'entrée de l'hiver, c'est souverain. Cela fait partie de la nouvelle attitude que je préconise et que j'appelerais le "réflexe plante".


Dans le guide de médecine par les plantes qui suit, l'ortie est retenue pour ses propriétés contre l'acné, l'arthrose et l'ostéoporose.


On y apprend aussi que les loups se gavent d'orties (crues !) pour se faire vomir lorsqu'ils ont mangé de la viande avariée. Il y a toujours quelque chose à apprendre du comportement animal.

 

Mais que l'on ne se méprenne pas, cette démarche reste encore minoritaire. J'en veux pour preuve que, dans le même temps, L'EXPRESS consacre sa Une au Dr Jean-Marie Bourre, connu pour sa complaisance envers les lobbies de toutes sortes, à commencer par les producteurs de charcuterie. Un médecin qui prétend avoir découvert les oméga 3 et qui fait l'apologie d'une catégorie d'aliments riches en cholestérols et en graisses saturées, cela sort de l'ordinaire... De quoi semer le doute sur toute une profession. De magazine d'avant-garde qu'il fut à l'époque de J.J.S.S. et Françoise Giroux, L'EXPRESS serait-il devenu un organe de presse réactionnaire ?

 

Souhaitons que l'initiative du POINT ne soit pas isolée et préfigure d'un authentique retour vers la Nature. Le développement des AMAP (réseaux communautaires d'affiliation à des maraîchers locaux) et l'engouement des français pour le jardinage semble aller dans ce sens. D'autres préfèrent apprendre à herboriser et cuisiner les plantes sauvages comestibles. Qui sait si nous ne devrons pas en passer par là pour survivre dans quelques années, au train où vont les choses ?


Pour dire "prendre le taureau par les cornes", les anglais utilisent l'expression imagée to grasp the nettle : littéralement, "saisir l'ortie". Mais la plupart des gens préfèrent ignorer les vrais problèmes pour ménager leurs intérêts financiers. Que se passera-t-il alors le jour où nous devrons affronter la réalité en face ?

En attendant, il est plus facile de trouver un bouc émissaire que de faire son examen de conscience. Comme dans la fable Les animaux malades de la peste de La Fontaine.


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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 08:48

 

La moitié des français souffre de mal de dos. Certes, la majorité des lombalgies se traitent bien avec un mélange de reine des prés (fleurs) et de cassis (feuilles), auquel on peut ajouter de l'harpagophytum pour son effet anti-inflammatoire (en gélules ou en teinture mère) en cas de crise aigûes. Mais dans les cas graves (lumbago, sciatique), on peut avoir recours à un traitement de choc pour débloquer la situation : l'urtication.

 

Cela consiste à fouetter la zone douloureuse avec un bouquet d'orties fraîchement cueillies durant 3 à 4 minutes, en renouvelant au besoin l'opération les jours suivants. La sensation de brûlure est cuisante durant une demi-heure, mais les douleurs articulaires disparaîssent ensuite. Ce procédé est utilisé dans le monde entier depuis des temps immémoriaux, en particulier par les amérindiens.

Les légionnaires romains, qui transportaient un paquetage de 45 kg, la pratiquaient régulièrement. Du reste, ils importèrent l'ortie romaine (Urtica pilulifera) en Grande Bretagne où elle subsiste encore par endroit, bien que le climat ne lui convienne pas foncièrement. Ils utilisaient l'urtication pour soigner leurs douleurs articulaires et pour se prémunir du froid.

Attention : Cette technique ne doit jamais être utilisée chez les enfants, qui pourraient en mourir, ni chez les femmes enceintes, ce qui pourrait provoquer un avortement.

 

Cependant, il faut reconnaître que ce remède de choc n'est nécessaire que parcequ'il y a eu déminéralisation, du fait d'une alimentation apauvrie  impliquant un amincissement des disques intervertébraux.

J'ai connu un paysan qui, durant sa jeunesse, transportait sur une échelle ( ! ) des sacs de farine de 100 kg. Plus personne n'est capable d'accomplir une telle performance, ni n'accepterait de prendre de tels risques. Mais, à l'évidence, nous n'avons plus la même résistance que les anciens, du fait d'une alimentation dénaturée. La solution : prendre régulièrement de la tisane d'ortie. Pour ma part, je vois bien la différence lorsque je n'en ai pas pris depuis quelque temps.

 

L'efficacité de l'urtication a été confirmée scientifiquement par plusieurs études britanniques récentes, dont une de l'université de Plymouth.

Par ailleurs, le site de la fondation américaine de l'arthrite : Arthritis today donne le témoignage intéressant d'un certain James, âgé de 55 ans link

Souffrant de sévères douleurs lombaires et cervicales, celui-ci connaissait un naturopathe qui souhaitait l'utiliser pour une expérience d'urtication. James, qui ne croyait absolument pas à la médecine par les plantes, accepta par défi, croyant infirmer les affirmations de son ami. L'expérience fut atrocement douloureuse, en particulier dans les minutes suivant la flagellation. Mais une demi-heure plus tard, les rougeurs avaient disparu et la lombalgie chronique s'était envolée, de même que les douleurs cervicales. Le soulagement devait persister pendant une semaine, faisant oublier la sévérité du traitement.

L'explication scientifique de l'efficacité de l'urtication viendrait de l'histamine contenue dans les poils urticants. Elle provoque la sensation de démangeaison, mais aussi un élargissement des capillaires locaux, permettant au système sanguin de mieux irriguer et réparer la zone malade.

 

L'urtication est aussi utilisée par les adeptes du sado-masochisme en flagellation sur les parties génitales. Les Romains en étaient friands dans leurs débauches, procédé remis à la mode libertine par le Marquis de Sade.

 

En résumé, cette pratique est à réserver aux atteintes sévères, mais permet une rémission providentielle des douleurs articulaires. En somme, ce n'est pas la panacée, mais ça permet de remettre un homme (ou une femme) sur pied rapidement.


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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 08:22

 

 

 

Depuis une dizaine d'années, l'usage de la racine de grande ortie (Urtica dioica) est devenue en France un traitement classique de l'Hypertrophie Bénigne de la Prostate (H.B.P.)

 

Symptômes et diagnostic

Maladie courante chez l'homme à partir de la cinquantaine, elle est accompagnée de signes caractéristiques. Le gonflement de la prostate faisant pression sur l'urètre, il s'en suit une difficulté à uriner avec de fréquentes mictions difficiles, nocturnes en particulier, ce qui perturbe la qualité du sommeil. Cependant, un élargissement du colon (méga-colon) produit à peu près les mêmes effets, avec des gaz intestinaux qui compriment la vessie. Un examen très simple, réalisé par votre médecin référent, permet de savoir si la prostate est en cause. Il s'agit du toucher rectal.

Certes, la majorité des hommes mettent leur fierté et leur honneur dans leur sexualité, et considèrent comme une honte tout ce qui touche à son atteinte. Il nous semble que c'est là de l'orgueil mal placé. Il suffit de faire faire cet examen par un praticien de confiance et de considérer cela comme une formalité.

La consultation d'un médecin est indispensable pour éviter toute erreur de diagnostic concernant une éventuelle prostatite ou un cancer de la prostate aux conséquences autrement plus graves.

 

Traitement

De nombreuses études cliniques ont été réalisées à travers le monde depuis une trentaine d'années sur l'impact de la racine d'ortie dans cette maladie. Les effets anti-inflammatoires de la racine d'ortie sont dûs à la présence de flavonoïdes, d'acides caféique et chlorogénique, de tanins et de terpènes.

Le traitement de l'H.B.P. par la racine d'ortie permet une diminution de 70% du volume de la prostate, avec une réduction du nombre de mictions. Sans correspondre à une guérison définitive, il s'agit tout de même d'une augmentation appréciable de confort.

Pour un effet de synergie, il est recommandé d'associer la racine d'ortie à de l'extrait de palmier nain ou à des graines de courge.

La posologie varie suivant les sources. Elle est habituellement de l'ordre de 1,2g de racines cryobroyées par jour. Cela correspond à environ 2 gélules matin et soir, durant au moins 5 mois. Ce traitement - non remboursé par la Sécurité Sociale - représente une dépense de l'ordre de 65€, pour l'ortie seule. Mais le médecin est seul habilité à fixer le dosage précis et à juger de la durée du traitement.


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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 17:16

Mis à jour le 17/2/2015

L'ortie est souvent présentée comme un remède contre les pellicules et la calvitie. Nous allons voir ce qu'il en est en consultant les meilleurs ouvrages traitant du sujet.

 

Maria Treben est une célèbre guérisseuse autrichienne originaire des Sudettes, qui s'est rendue célèbre dans les années 70 avec son livre La Santé à la Pharmacie du Bon Dieu. Elle portait un vénération particulière envers l'ortie et cite un cas de guérison intéressant par cette plante.

Il s'agit d'une cinquagénaire, que la chevelure clairsemée obligeait à porter une perruque et qui finit par devenir complètement chauve. Sur le conseil de Maria Treben, elle fit des lavages de la tête avec une décoction d'orties fraîches, suivie d'une décoction de racine d'ortie. En quelques semaines, elle retrouva une épaisse chevelure.

J'avoue que, pour ma part, je n'ai jamais essayé et que je ne considère pas ma propre calvitie comme un réel problème. Si certains ont de l'argent à dépenser pour se faire greffer des implants, c'est leur affaire.

Maria Treben disait se frictionner tous les jours avec une teinture d'ortie, qui lui rendait les cheveux "souples, drus, doux et brillants", ainsi que dépourvus de pellicules. La préparation de cette teinture est des plus simples : il suffit de faire macérer des racines d'ortie deux semaines dans de l'eau de vie à 40 %. Les racines doivent être récoltées au printemps ou mieux à l'automne, lavées, brossées et tronçonnées.

Cette dernière méthode semble également très efficace pour faire repousser les cheveux, si l'on en juge par les commentaires élogieux lisibles à la fin de cet article. Remplir une bouteille de verre avec des racines d'ortie et compléter avec de l'eau de vie.

 

 

Dans Secrets d'une herboriste (éd. du Dauphin, 1984), Marie-Antoinette Mulot donne à peu près la même formule pour lutter contre les pellicules. Elle conseille de faire une décoction en faisant bouillir 1/4 d'heure 100 g de racines d'ortie dans 1 litre d'eau et d'utiliser cette préparation en lotion quotidienne.

Elle recommande encore trois autres méthodes : une macération de 60 g de racines d'orties avec 50 g de marjolaine durant 15 jours dans de l'alcool à 45 ° en lotion quotidienne.

Plus rustique et original, les feuilles d'orties passées au mixer et appliquées 10 minutes sur le cuir chevelu, avant un shampoing. Le lavage qui suit est une nécessité si l'on ne veut pas avoir l'air d'un extra-terrestre, car l'ortie est également une teinture végétale.

On peut aussi préparer une lotion en faisant bouillir durant 20 mn : 100 g de feuilles d'orties avec 1/2 litre de vinaigre de vin et autant d'eau. Filtrer et utiliser en frictions quotidiennes.

 

 

Pour ceux qui trouveraient que ces données manquent de justification scientifique, on peut également se référer à l'encyclopédie Sélection/Vidal Phytothérapie : la santé par les plantes , écrite par une équipe comprenant les meilleurs spécialistes français de médecine par les plantes, enseignants à la faculté de médecine de Bobigny.

La chute des cheveux y est attribuée à une carence minérale, à de l'anémie, une insuffisance endocrinienne, de l'alcoolisme ou encore à la prise de médicaments, anti-cancéreux par exemple. La chaleur des permanentes dans les salons de coiffure ou le fait de maintenir les cheveux tirés peuvent également favoriser leur chute.

Cependant, il est préférable de consulter un médecin, d'autres affections - parasitaires entre autres - pouvant provoquer les mêmes symptômes, mais se traitant différemment.

Si toute autre cause est écartée, l'ortie piquante (ou petite ortie) fraîche sera conseillée en lotion quotidienne. Pour cela, il est recommandé de frictionner la tête 10 mn/jour pendant une semaine avec une infusion de trois plantes fraîches dans un 1/2 litre d'eau bouillante.

Cette action de l'ortie favorisant la repousse des cheveux était connue des Sioux-Lakotas. Elle a pu être démontrée scientifiquement. Les substances urticantes contenues dans les poils de la feuille fraîche stimulant en effet la circulation du sang dans le cuir chevelu, ce qui favorise le développement des cellules à l'origine des poils.

 

La même encyclopédie Vidal recommande également l'ortie en usage externe contre les pellicules, ainsi que la séborrhée.

 

En cas de pédiculose, on pourra utiliser un shampoing à forte teneur en extrait d'ortie (feuille + racine) et compléter avec des lotions contenant à parts égales des feuilles d'ortie, de la barbe de maïs et des fleurs de reine des prés. On laissera infuser une cuillère à soupe du mélange 20 mn dans une tasse d'eau bouillante et on frictionnera la cuir chevelu avec cette préparation, laissant agir 1/4 d'heure avant de rincer.

 

Contre la séborrhée, on pourra appliquer du suc de plante fraîche broyée, additionné de moitié d'eau, en massages 2 à 3 fois par semaine.

On pourra aussi mélanger de la poudre d'ortie pour moitié avec du henné neutre et appliquer le mélange humide sur la peau durant une heure avant de frictionner à l'eau de camomille. L'eau de camomille est le résidu de distillation de l'huile essentielle. Elle possède de remarquables propriétés anti-inflammatoires (pour les yeux notamment, en cas d'ophtalmie). Il faudra impérativement la choisir pure et de qualité biologique.

 

Ce n'est donc pas un hasard si plusieurs marques (comme Klorane ou Logona) ont lancé des shampoings à base d'ortie. En l'occurence, il ne faut pas s'attendre à un effet thérapeutique avec de tels produits, la concentration de la plante étant insuffisante.

 

SHAMPOING A L'ORTIE 1 web

 

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