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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 20:22

Le soja, une panacée ?

Le Brésil est actuellement le premier producteur mondial de soja, et la France son principal client. Ce soja, majoritairement OGM, est cultivé sur des terres gagnées sur la forêt équatoriale, à l'aide de quantité d'engrais chimiques et de pulvérisations aériennes de déserbants sélectifs du type Round Up de Monsanto. Ces épandages toxiques empoisonnent les champs des petits agriculteurs riverains et contaminent les rivières utilisées par les indiens pour se nourrir de la pêche.
L'Europe, et en particulier la France, achète du soja pour enrichir en protéines les granulés et tourteaux (résidus des graines pressées après extraction de l'huile) destinés à l'alimentation animale. La France est en effet un gros producteur de céréales, mais celles-ci sont carencées en lysine, acide aminé contenu au contraire en quantité importante dans le soja. Légumineuse riche en lipides, le soja intéresse l'industrie agroalimentaire du fait de son taux élevé de protéines.
Suite à l'épidémie d'ESB dans les années 90 et à l'interdiction de l'utilisation des farines animales dans l'alimentation des bovins qui a suivie, l'Europe s'est tournée vers le soja, devenant ainsi très dépendante de ses importations pour assurer sa production de viande.
Aujourd'hui, l'élevage de poulets de chair constitue la principale utilisation des tourteaux de soja importés en France (32 %), suivi  par l'élevage bovin laitier (29 %), celui des porcins (15 %), des bovins-viande (10 %) et des poules pondeuses (8,5 %).
Mais le soja présente de sérieux inconvénients, trop souvent passés sous silence : sa graine contient en effet des facteurs anti-nutritionnels (inhibiteurs de protéases, hémaglutinines ou lectines, acide phytique, uréase etc) qui, suivant les cas, bloquent la digestion des protéines, de la vitamine B 12, des minéraux et des polysaccharides, ou peuvent entrainer une intoxication à l'ammoniac en cas d'ingestion importante.
Pour neutraliser ces éléments toxiques, le soja doit avoir subi une transformation avant consommation (fermentation, extrusion etc), que ce soit pour l'alimentation humaine ou animale. Les asiatiques ont du reste toujours utilisé le soja fermenté.
Le soja est par ailleurs une plante riche en phyto-hormones, qui peuvent réduire les symptômes de la ménopause chez la femme, mais qui sont aussi un facteur de féminisation chez l'homme en réduisant sa production de spermatozoïdes.
Il est donc pour le moins dangereux d'avoir construit notre production animale sur une plante aussi ambivalente.


Refuser l'élevage concentrationnaire

On se limitera à aborder dans cet article les volailles, principales consommatrices des tourteaux de soja (plus de 40 % des importations). A ce sujet, on peut citer de nombreuses raisons morales pour refuser l'élevage des poulets de chair et des poules pondeuses en batterie : surpopulation, inconfort, bruit, stress permanent, manque d'hygiène (salmonelloses chroniques), débecquage...
La compassion chrétienne incite à refuser ce genre ce traitement aux animaux, tandis que la doctrine bouddhiste estime que manger la chair de tels animaux génère un  mauvais karma.

Comment peut-on vivre sainement en mangeant la chair d'animaux qui ont souffert toute leur vie dans un univers concentrationnaire ? Un minimum de réflexion conduit en effet à penser que la souffrance subie par l'animal se transmet inévitablement à celui qui en consomme la chair dénaturée. Dés lors, n'est-il pas nécessaire de boycotter les poulets et œufs de batterie, non seulement à la maison, mais dans les plats préparés, au restaurant, à la cantine ? Mis à part dans la restauration haut de gamme, il faut savoir en effet que la grande majorité des poulets et œufs utilisés proviennent d'élevage de batterie. Et il ne faut pas s'attendre à manger autre chose dans un fast food.
Est-il vraiment nécessaire de consommer autant de viande, et de si piètre qualité ? Ne vaut-il pas mieux réhabiliter les légumes secs, excellentes sources de protéines, et ne consommer une volaille fermière que le dimanche comme le faisaient nos ancêtres ?
Car il existe des volailles bio ou élevées en libre parcours, qui ont mené une vie à peu près normale, contrairement aux poulets de batterie qui n'ont jamais vu un brin d'herbe de leur vie.
En ce qui concerne les poules pondeuses, seuls les œufs bio (code 0) et ceux issus de poules en libre parcours (code 1) sont acceptables.


L'ortie remplace avantageusement le soja

L'ortie n'a rien à envier au soja. La feuille d'ortie sèche contient le même pourcentage de protéines que la graine de soja. En ce qui concerne les sels minéraux, l'ortie est largement gagnante, puisque le taux de calcium des jeunes feuilles séchées est dix fois supérieur, quatre fois pour le fer. La teneur en magnésium est également très supérieure chez l'ortie.
Alors que le soja a une teneur très élevée en purines, génératrices d'acide urique, qui favorise les maladies rhumatismales et les troubles rénaux, l'ortie soigne au contraire ces maladies, car elle est l'une des meilleures plantes médicinales pour éliminer l'acide urique et combattre la goutte qui en résulte.

Parmi les volailles, il en est une dont la croissance est particulièrement délicate, il s'agit du dindon. Ayant des besoins importants en fer au moment du développement de leur crête, les dindonneaux étaient traditionnellement nourris d'orties hachées durant deux semaines à cette époque. On retrouve cette pratique dans toute l'Europe.
Il est notoire également que les feuilles d'ortie activent la ponte, comme en témoigne le proverbe : " Une ortie dans le poulailler, c'est un œuf de plus dans le panier ". Comme tous les oiseaux, la volaille apprécie beaucoup les graines d'ortie à l'automne. Et l'ortie renforce par ailleurs les défenses immunitaires de la volaille.
Mais l'ortie a aussi un intérêt indirect pour l'éleveur avicole, c'est la grande diversité d'insectes attirés par cette plante. Car ces insectes font partie de l'alimentation naturelle des poules, ils sont riches en protéines et permettent d'obtenir des jaunes colorés, presque oranges, que l'on ne rencontre que chez les œufs de poules élevées en libre parcours. Non seulement les volailles peuvent manger des feuilles d'ortie à leur guise, mais elles trouvent tout un garde-manger sur les feuilles.
On voit tout l'intérêt pour l'éleveur avicole de semer de la petite ortie (Urtica urens) dans les enclos réservés à sa volaille. D'autant plus que la petite ortie apprécie beaucoup le fumier de volaille. Mais il faut savoir qu'une fois installée, elle ne quittera plus les lieux.

Dans notre livre " Les vertus de l'ortie ", nous avons suggéré de développer la culture de l'ortie en Bretagne, où la plante, vorace en fumure organique, pourrait bénéficier des surplus de lisier, qui provoquent les marées vertes sur le littoral. Nous avions oublié les élevages avicoles. Mais la méthode que nous préconisons, si elle réduit le coût de l'alimentation des volailles et le temps de travail de l'éleveur, est mieux adapté aux élevages en libre parcours, plus respectueux de l'animal, qu'aux élevages en batterie que nous dénonçons.


Question subsidiaire : Savez-vous quel est le plus gros bénéficiaire français des subventions de la Politique Agricole Commune entre octobre 2007 et octobre 2008 ?
Le géant de la volaille Doux, avec 62,82 millions d'Euros, suivi par toute l'industrie sucrière et un autre exportateur de volaille 1er prix : Tilly-Sabco (20,52 M€).
En somme, l'Europe récompense la cruauté érigée en art de vivre et les usines qui fabriquent des diabétiques et des obèses à la chaine.
Il y a quelque chose de vicié dans le système !


Bibliographie sommaire :

  • Hubert Prolongeau - Amazonie une mort programmée ? Éd. Arthaud, Paris, 2009.
  • Aurélie Billon, ENESAD ; Emmanuelle Neyroumande, Cyrille Deshayes, WWF-France - Vers plus d'indépendance en soja d'importation pour l'alimentation animale en Europe - cas de la France - Janvier 2009
  • Eric Darche - Protéines mode d'emploi. Nexus n°62, mai-juin 2009.

Cet article a été repris et développé dans notre nouveau livre en ligne : Être végétarien, le bon choix ?  (format PDF, pages 53 à 70).
Cliquer sur le lien  link

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6 août 2009 4 06 /08 /août /2009 03:30

 

On l'attendait depuis 2006, le décret réglementant définitivement l'usage des préparations à base de plantes comme le purin d'ortie est paru au J.O. du 25 juin 2009, sans aucune publicité du gouvernement.
Après deux ans et demi de négociations avec le ministère de l'Agriculture, on espérait un assouplissement de la loi sur les autorisations de mise sur le marché, avec une réglementation adaptée aux préparations naturelles peu préoccupantes (PNPP) comme les purins d'ortie, de prêle, de consoude et de fougère.

Peine perdue, sous prétexte d'harmonisation européenne, on assiste au contraire à un durcissement de la loi par rapport au "Grenelle 1" voté par le parlement en février 2009 à grand renfort de pétition. Le nouveau décret impose en effet une procédure longue et coûteuse, qui a été conçue pour des produits chimiques de synthèse et qui est totalement inadaptée pour les préparations naturelles. Cela, alors même que les autres pays européens, qui appliquent les directives européennes n°91/414/CE et 98/34/CE font une exception pour les préparations à base de plantes.
Le gouvernement a donc choisi la ligne dure, celle de l'affrontement avec tous ceux qui veulent pouvoir utiliser des produits phytosanitaires sans danger. En somme, on revient trois ans en arrière, comme si rien ne s'était passé.

Les mots de Fabrice Nicolino et François Villerette écrits en 2007 dans Pesticides, révélations sur un scandale français (éd. Fayard) résonnent lourdement dans ce contexte :
" L'histoire des pesticides en France est un scandale absolu. L'Etat et ses services ont failli, dans un incroyable enchevêtrement d'irresponsabilités, de connivences et de complicités avec l'industrie et ses agents de propagande. Le ministère de l'Agriculture est devenu le quartier général de ce qu'il faut bien nommer une entreprise de contamination généralisée. "
... " Le scandale des pesticides, en France, marque à coup certain une terrible corruption de l'idée publique, du service public, une régression angoissante. Des hommes et des femmes au service de la République - la res publica, la chose publique - ont ouvertement préféré servir les intérêts privés. Et ils continuent de le faire sans état d'âme. C'est une horreur, c'est un désastre. "

On sait que les lobbies de l'industrie chimique et pharmaceutique sont puissamment implantés aux ministères de l'Agriculture et de la Santé, qu'ils gèrent en fonction de leurs propres intérêts. On vient d'avoir récemment deux confirmations de la dépendance du gouvernement français à l'égard de cette industrie.

   1)  L'achat de 94 millions de doses de vaccin contre la grippe A pour un montant de 879 millions d'Euros (sans compter les  34 millions de doses en option) est non seulement une mesure au coût exorbitant, mais dont l'efficacité reste très aléatoire. Car lorsque le vaccin sera disponible à l'automne, le virus pourrait bien avoir muté, rendant la vaccination inefficace ... et dangereuse. Les vaccins contiennent en effet de nombreuses substances toxiques (liste non exhaustive répertoriée par le magazine Pratiques de Santé n° 92 de juillet-août 2009) :
  • Aluminium : responsable de dommages cérébraux et suspecté d'être à l'origine de la maladie d'Alzheimer, de certaines démences. [En fait, il semble que le vaccin contre la grippe soit l'un des rares vaccins ne contenant pas d'aluminium].
  • Sulfate d'ammonium : suspecté d'attaquer le foie, le système gastro-intestinal, le système nerveux.
  • Levures génétiquement modifiées.
  • ADN bactérien ou viral d'animaux : substances qui peuvent se combiner à l'ADN des vaccinés et entraîner des mutations génétiques inconnues.
  • Formaldéhyde : cancérogène impliqué dans les leucémies, les cancers du cerveau, du colon, etc.
  • Mercure : une des substances les plus dangereuses, même à petites doses, pour causer des dommages au cerveau.
  • Phénol : utilisé comme antigel, il peut dérégler le système immunitaire.
Tout cela pour traiter une maladie moins dangereuse qu'une simple grippe hivernale. Autant essayer de tuer une mouche avec un marteau. On feint d'ignorer que la véritable réponse réside dans le renforcement des défenses immunitaires de l'organisme et que des plantes efficaces existent, comme l'échinacée. On préfère intoxiquer les gens avec des médicaments dangereux et inutiles, qui rendent la population affaiblie et plus facile à manipuler, en agitant le spectre d'une pandémie comme un épouvantail. Si pandémie il y a, elle sera due à un croisement du virus H1N1 avec d'autres souches, comme celle de la grippe aviaire et ce n'est pas un vaccin qui sauvera la population. Mais on a habitué les gens de longue date à ce type de médication et nul doute qu'ils courront en masse se faire vacciner chez leur médecin à l'automne, surtout s'il y a une grande campagne de publicité dans les médias.

   2)  Le nouveau décret aboutissant de facto à une interdiction de la commercialisation des préparations à base de plantes laisse le champ libre à l'industrie chimique, qui commençait à subir une érosion de ses ventes devant le succès des préparations naturelles auprès des particuliers, agriculteurs bio et collectivités.
On n'a désormais plus le choix qu'entre déverser des pesticides cancérigènes sur nos cultures, augmentant la pollution déjà importante des eaux fluviales et souterraines, ou bien faire son purin d'ortie soi-même, avec un résultat aléatoire, si la fermentation et le filtrage ne sont pas bien conduits.
Il faut savoir que les préparations naturelles à base de plantes sont parfois les seules alternatives efficaces dans certaines maladies cryptogamiques, comme  le phytophtora, plus connu sous le nom de mildiou, qui affecte la pomme de terre, mais aussi les résineux ou les plantations d'ananas, les années avec alternance de périodes sèches et humides.
Un producteur de purin d'ortie va-t-il prendre le risque financier de faire une demande d'homologation pour ses produits (une demande par produit), ce qui doublerait leur prix de revient, alors que les commissions d'homologation sont entièrement contrôlées par les fabricants de produits chimiques et peuvent refuser l'inscription pour d'obscures raisons ?

Comme on le voit, on est arrivé à un point de blocage et la pression commence à monter. On dit souvent que les français ne savent s'affirmer que dans la confrontation. Mais on a ici affaire à un gouvernement qui, après avoir fait mine de dialoguer pendant deux ans, adresse un formidable pied-de-nez aux 20 % d'électeurs qui ont voté écologiste aux dernières élections européennes (en cumulant les deux listes, Europe Ecologie : 16,28 % des votes + Alliance Ecologiste Indépendante : 3,63 %, soit exactement 19,91 % des suffrages exprimés).
La démocratie est bafouée !


A propos de vaccination et de grippe A, nous vous recommandons de lire les récents articles de Pryska Ducœurjoly et de Sylvie Simon dans le n° 64 de NEXUS (septembre-octobre 2009). C'est édifiant !

 
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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 17:41

Cette recette traditionnelle est à découvrir par tous ceux qui n'ont encore jamais mangé d'orties.



Prélever la partie supérieure des orties. Trier en éliminant les tiges et les feuilles abimées. Bien rinçer à l'eau vinaigrée pour éliminer les insectes.

Ingrédients pour 4 à 5 personnes :
  • un saladier de jeunes feuilles d'orties
  • 4 à 5 pommes de terre
  • 1 oignon
  • 2 gousses d'ail
  • huile d'olive
  • sel, poivre

Faire revenir l'ail et l'oignon émincés dans l'huile d'olive. Ajouter les pommes de terre coupées en dés, puis les orties lavées et hachées. Ajouter 3/4 de litre d'eau bouillante et laisser cuire 12 minutes à feu doux. Puis saler, poivrer et mixer le tout. Laisser cuire encore 2 à 3 minutes. Servir avec du pain de campagne au levain.




Pour mieux se familiariser avec le goût subtil de l'ortie, on évitera d'ajouter de la crème fraîche. Même celles et ceux qui ont une répulsion envers l'ortie se laisseront conquérir par cette soupe paysanne.



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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 20:24


Plat d'hiver inspiré de Zlamushka's Spicy Kitchen

Ingrédients pour 4 personnes :
                 120 g de flocons d'avoine
                 2 cuillerées à soupe de feuilles d'orties sèches broyées
                 3 cuillerées à soupe d'huile d'olive
                 sel fin, poivre ou garam masala (une pincée)

Humidifier l'ortie sèche dans une tasse avec un peu d'eau chaude en mélangeant bien, puis en couvrant quelques minutes. Enlever l'excès d'eau, puis ajouter les flocons d'avoine, le sel, le poivre ou le garam masala et bien mélanger. Modeler en forme de boule compacte, puis laisser reposer 10 mn pour homogénéïser le tout.
Séparer la boule en 8 parties et applatir chacune en forme de petite galette. Faire frire légèrement des deux côtés dans l'huile d'olive chaude.
Servir accompagné de radis noir, de cresson et de choux-rave cuit arrosé d'une sauce au fenouil.




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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 19:56




Ingrédients (pour 4 personnes) :
                400 g de farine bio type 80
                3 à 4 œufs bio (suivant la taille)
                250 g de pointes d'orties
                2 cuillères à soupe d'huile d'olive bio
                1/2 cuillère à café de sel

Il y a plusieurs manières de procéder :

  • Soit on fait blanchir les orties préalablement 1 à 2 minutes à la vapeur, puis on les plonge quelques secondes dans l'eau glacée pour préserver leur couleur (procédé le plus savoureux).
  • Ou bien on incorpore les orties crues mixées à la farine de façon à préserver au maximum leurs vitamines et minéraux .
  • Si on ne dispose pas d'orties fraîches, on peut les remplacer par deux cuillères à soupe de feuilles d'orties sèches en poudre.

Dans un grand plat creux à fond plat, on dispose la farine en forme de couronne, avec le reste des ingrédients au milieu. Puis on pétrit le tout longuement, en ajoutant une petite cuillère d'eau si la consistance est trop épaisse.
Diviser la pâte en 4 boules et laisser reposer une demi-heure dans un torchon au frais.
Une machine à faire les pâtes rendra la suite de l'opération plus facile, mais cela n'est pas indispensable.
Saupoudrer de la farine sur le plan de travail. Etaler ensuite les boules de pâte au rouleau aussi fin que possible, puis découper en lanières d'un demi centimètre de large. Pour découper plus facilement, on peut rouler la pâte étalée, préalablement saupoudrée de farine. Dérouler les lacets et laisser sécher une 1/2 heure.
La durée de la cuisson dépend du goût de chacun : de 3 à 9 minutes selon l'épaisseur des pâtes et qu'on les préfère al dente ou bien cuites. Ne pas oublier de saler l'eau de cuisson.
Egoutter et servir rapidement saupoudré de parmesan, avec du pesto ou accompagné de tomates cuisinées à l'huile d'olive avec de l'ail et de l'oignon.


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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 17:36
Recette de Bruno Delaunay, avec son aimable autorisation.

Ce gâteau a été apprécié par 330 convives au repas entièrement à base d'orties servi au 14ème festival Orties Folies à La-Haye-de-Routot (Normandie) les 28 et 29 mars 2009.

Pour 6 petits cakes individuels ou un grand.
Cueillette 15 mn, préparation 20 mn et four à 210°.

Ingrédients (tous les ingrédients sont biologiques) :
                    220 g de farine de blé bio
                    1 yaourt
                    90 g de pépites de chocolat
                    12 g de brisures d'ortie sèche
                    120 g d'oeufs entiers (sans la coquille !)
                    125 g de sucre blond
                    5 g de poudre à lever

Mélanger la farine, la levure et l'ortie dans un saladier.
Dans un récipient bien fouetter ensemble le sucre et les oeufs, puis ajouter le yaourt.
Mélanger ensuite les deux préparations et ajouter les pépites de chocolat en dernier. Bien touiller pour obtenir une jolie pâte tachetée de vert (ortie) et de noir (pépites choco).
Répartir le tout dans 6 petits moules beurrés et farinés, du genre muffins ou dans un moule à cake ordinaire. Mettre au four.

Pour obtenir de l'ortie sèche, il vous suffit d'aller en cueillir dans un lieu sain et exempt de toutes substances illicites pour la nature et l'environnement ; donc pour nous-mêmes ! La mettre à sécher à l'ombre dans un endroit chaud et aéré (par exemple au four th. 2, porte entre-ouverte). Une fois sèche, écraser les feuilles dans les mains pour en faire des brisures. Si l'on veut en faire de la poudre (conseillé), il suffit de la passer au mixer ou au moulin à café.
Le surplus sera conservé dans une pochette en papier pour être utilisé en persillade ou en infusion.

Bonne dégustation.

Voir d'autres recettes à base d'ortie sur le site des Amis de l'Ortie

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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 20:52

1ère fête de l'Ortie et de l'écologie

4 et 5 juillet 2009
au Manoir des Charmilles
1624 La Verrerie (Suisse)
www.manoir-des-charmilles.ch
Tél : 00 41 26 918 60 07

Présentation du film L'Ortie fée de la résistance
de Perrine Bertrand et Yann Grill
Artisans, artistes, musique
pour tous les amoureux des plantes sauvages.
Invitée d'honneur : la Creuse en Limousin.

cliquer ici





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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 12:11


État des lieux

Responsable de près de 150 000 fractures par an en France, dont un tiers du col du fémur, l'ostéoporose touche une femme sur trois en Europe. Indépendamment des souffrances causées aux victimes, cette maladie alimente sérieusement le gouffre de la Sécurité Sociale, par les lourdes opérations et la dépendance qu'elle entraine. On peut donc parler de fléau social, en particulier chez les femmes après la ménopause. Et pourtant, on n'a jamais mangé autant de laitages, qui sont censés nous apporter le calcium nécessaire.
Alors qu'une bonne minéralisation nécessite une alimentation alcaline (basique), les produits laitiers renforcent l'acidité de l'organisme provoquée par l'abus de viande, d'alcool et de sucre, autres poisons de notre civilisation.
"En outre, un quart seulement du calcium apporté par les produits laitiers est réellement absorbé au niveau de la muqueuse intestinale (la vitamine D ajoutée n'y change rien)."
"Enfin, des recherches, volontairement ignorées par la communauté médicale, indiquent que la prise de calcium (sans magnésium associé) est nocive puisque le calcium fuit en plus grosses quantités dans les urines ou vient se fixer dans des zones inadéquates (tendons, plaques d'athéromes)." Dr. Patrick Bauplé dans Pratiques de Santé n° 52, juin 2006.
En attendant que le milieu médical révise sa position sur le sujet, Danone, Lactalis et Cie distillent leur propagande (par l'entremise de Cidilait leur agence de communication) jusque dans les salles d'attente des médecins. Ces derniers faisant (plus ou moins) confiance aux visiteurs médicaux et aux organismes officiels (ex. Afsaa) qui servent les intérêts des multinationales des industries pharmaceutique et agro-alimentaire. Et le slogan officiel de "trois laitages par jour" est repris dans la presse par des diététiciens complices et des journalistes complaisants.
A qui donc se fier ?

Toutes les études sérieuses, comme celle de Colin Campbell, établissent exactement le contraire de ce que nous serine la doctrine officielle.
"Les Suédois détiennent deux records mondiaux : celui de la consommation de laitages et celui des fractures du col du fémur" (Thierry Souccar). Et cela n'est pas dû à des facteurs génétiques, puisque l'ostéoporose fait des ravages chez les chinois de Hong Kong qui ont adopté notre régime alimentaire lacté ; tandis que ceux du continent, qui consomment encore peu de laitages, sont relativement épargnés. Preuve, s'il en était, que non seulement les laitages ne protègent pas de l'ostéoporose, mais qu'ils semblent au contraire la favoriser.

Alliée au stress, l'intolérance au lactose est par ailleurs la principale responsable du Syndrome de l'Intestin Irritable, qui gâche la vie de millions de personnes, principalement en Asie, en Europe du sud et en Afrique, où la grande majorité de la population ne supporte pas le lait (mis à part quelques groupes ethniques de tradition pasteur-nomade).


Les remèdes

L'ortie, plante alcalinisante et reminéralisante, est riche en calcium facilement assimilable. Elle contient en effet en quantité importante les autres minéraux et vitamines facilitant l'assimilation du calcium qu'elle contient : le magnésium, le silicium, le zinc et les vitamines C, B6 et K. Reste la vitamine D, indispensable à la fixation du calcium, partiellement apportée par une exposition de la peau au soleil et contenue dans les poissons gras (sardine, maquereau, saumon etc) ou dans les huiles de foie de morue et flétan.
L'assimilation du calcium est également favorisée par un exercice physique modéré.
Mais il ne faut pas s'imaginer qu'une cure d'ortie va réparer comme par miracle un squelette décalcifié par des années de mauvaise alimentation.

Deux facteurs essentiels sont à prendre en compte :
   -  La qualité de l'alimentation présente. En cas d'ostéoporose, il faudra impérativement revoir son régime alimentaire en privilégiant les fruits et légumes (chou et brocoli en particulier), de préférence crus ou cuits à la vapeur pour préserver les minéraux. Il faudra aussi accorder une place importante à l'amande, autre aliment alcalinisant riche en calcium et à la noisette.
   -  Il faut savoir également que la qualité de l'ossification s'établit durant l'adolescence et qu'une alimentation très riche en sodas, glaces et bonbons peut avoir des conséquences catastrophiques sur le squelette et la dentition, sans parler des risques de diabète et d'obésité précoce.
Mais les mauvaises habitudes ont la vie dure. Malgré le film Super Size me, il n'y a jamais eu autant de monde chez Mac Do.

L'ortie aura donc un effet plus préventif que curatif, et en cas d'ostéoporose déclarée, elle ne pourra guère que limiter les dégats.
Il ne faut pas oublier en effet que les capacités d'assimilation d'un organisme âgé sont très réduites, par rapport à celles d'un corps jeune.
Tout cela mériterait bien une campagne de prévention nationale.


En traitement phytothérapique de l'ostéoporose liée à l'âge, le Dr. Paul Dupont, expert en nutrition, recommande :
"Les plantes reminéralisantes sont utiles, des infusions de prêles, racine de patience, ortie par cure de 10 jours par mois, 2 bols par jour (1 c. à soupe du mélange par bol, bouilli 3 minutes, infusé 20 minutes). Dans les risques fracturaires élevés, les phytothérapeutes prescrivent Symphytum (la consoude) à la dose de 50 gouttes matin et soir." (Pratiques de santé, 13 mai 2008).


_________
 
Lectures conseillées pour aller plus loin sur le sujet :

   -  Lait, mensonges et propagande de Thierry Souccar - éd. Thierry Souccar, 2008.

   -   La viande et le lait du Dr. Christian Tal Schaller - éd. Lanore, 2007.

   -  Le Rapport Campbell de T. Colin Campbell Ph. D. et Thomas M. Campbell - éd. Ariane 2006, 2008 pour l'édition française.

   -  Les oligo-éléments, équilibre vital - Dr Paul Dupont. Diffusion Rosicrucienne, 2002.



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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 20:21

 


Un biologiste allemand qui apprécie Urticamania vient de nous envoyer quelques très belles photos d'insectes sur des orties. Nous en faisons un petit album, avant de faire peut-être plus tard un article plus étoffé sur le sujet.

 

 

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J'ajouterai ces quelques photos d'orties (Urtica dioïca) avec insectes prises sur un trottoir parisien.
Dans le fond c'est rassurant de constater que l'ortie arrive à trouver une place même dans un univers envahi par l'asphalte.



 

 


Pour ceux qui s'intéressent aux papillons fréquentant l'ortie et qui lisent l'anglais, je recommande ce site britannique bien conçu :
http://www.nettles.org.uk/nettles/wildlife.asp link


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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 17:07

 

De fortes variations suivant les échantillons

 

Il faut souligner tout d'abord que l'on observe, d'une analyse à l'autre, de fortes variations au niveau de la teneur de la feuille d'ortie en vitamines et minéraux. C'est du reste valable pour n'importe quelle plante, car la nature du sol, l'exposition à l'ombre ou au soleil, la durée de l'ensoleillement, l'alimentation de la plante en eau, la saison, l'heure de la cueillette, la durée et la qualité de la conservation, tous ces facteurs influent considérablement sur la valeur nutritive de la plante récoltée.
Il en va de même pour les légumes : une laitue de serre gorgée de nitrates et conservée une semaine au réfrigérateur n'aura pas la même valeur nutritive qu'une laitue bio de pleine terre consommée aussitôt après récolte. Nous sommes ce que nous mangeons, et si nous voulons accroître notre vitalité et optimiser notre santé, il faut être conscient de ces éléments qui influent sur la qualité de notre alimentation.


En ce qui concerne l'ortie, les analyses ont montré que, de façon assez surprenante, les plantes ayant poussé à l'ombre sont plus riches en chlorophylle et en caroténoïdes (pro-vitamine A) que celles ayant poussé au soleil.
D'autre part, des analyses pratiquées par W.F. Daems sur la grande ortie ont montré que sa teneur en fer est à son maximum aux mois d'avril et de septembre sur des plantes ayant poussé en jardin ou en bord de rivière. Au contraire, la teneur en fer est au minimum en été pour des plantes poussant en forêt. Il y a même des différences de composition entre plantes mâles et plantes femelles !



Influence de la qualité du sol

Une plante ne peut extraire d'un sol que les minéraux qui s'y trouvent. Or les terres cultivées en agriculture chimique sont généralement carencées en Bore, ce qui se traduit entre autres par des cavités dans les céleri-raves. En effet, cet oligo-élément important n'est pas apporté au sol qui ne reçoit que les fameux N-P-K. Justement, l'ortie est une plante riche en Bore, élément minéral favorisant une bonne calcification.
De même, l'ortie contient beaucoup de Sélénium, puissant anti-oxydant, jouant un rôle dans la prévention du cancer. A noter que les sols cultivés d'Europe sont pauvres en Sélénium, minéral complètement absent des sols chinois et par contre abondant dans les sols vierges d'Amazonie.
Il est manifeste que ces carences rencontrées sur la majorité de nos sols proviennent de mauvaises pratiques culturales. Au contraire, une bonne terre de jardin compostée régulièrement s'avèrera riche en minéraux, grâce aux bactéries et aux lombrics qu'elle renferme.
On ne peut pas aborder la valeur nutritive d'une plante en ignorant son origine agronomique.
Si l'ortie est si riche en vitamines et minéraux, c'est justement parceque c'est une plante qui pousse à l'écart des terrains cultivés, où elle rééquilibre les sols.



Composition de la feuille d'ortie

La feuille d'ortie contient des quantités très importantes de caroténoïdes (6 différents, dont le β-carotène), d'acide folique (vit. B9), de vitamines C et E, de Calcium, Fer, Magnésium, Zinc, Bore et Sélénium. On y trouve aussi, en quantité moindre, des vitamines B1 (thiamine), B2 (riboflavine), B3 ou PP, B5 (acide pantothénique), B6 (pyridoxine), D et K, ainsi que de nombreux minéraux : Manganèse, Sodium, Cuivre, Soufre, Iode et Chrome.
Observons que le Calcium est associé au Bore, qui facilite son assimilation, ce qui fait de l'ortie un complément alimentaire intéressant en prévention de l'ostéoporose. Tandis que le Fer est associé à la vitamine C, qui favorise son absorption par l'organisme.

La feuille d'ortie contient aussi en forte quantité 18 acides aminés différents (sur 20 existants), dont les 8 acides aminés essentiels (isoleucine, leucine, lysine, méthionine, phénylalanine, thréonine, tryptophane et valine) nécessaires au développement de l'organisme. A titre de comparaison, les céréales sont toutes déficientes en lysine (certaines également en tryptophane), tandis que les légumineuses sont déficientes en méthionine. La feuille d'ortie, elle, contient les 8 acides aminés essentiels en proportions harmonieuses, ce qui en fait un aliment complet.

La feuille d'ortie contient encore, entre autres,  de la chlorophylle en quantité importante, de la Silice, des flavonoïdes (quercitine), de la sécrétine (hormone stimulant l'activité du pancréas). Certains sont des composants rares, comme la choline acétyl-transférase, enzyme synthétisant l'acétylcholine, la grande ortie étant la seule plante connue à posséder cette enzyme. Si l'on n'en était pas encore convaincu, c'est bien la preuve que l'ortie n'est pas une plante comme les autres.

En fait, l'ortie est à elle toute seule un complexe de vitamines et minéraux naturels, qui plus est, complet et mieux équilibré que les produits de synthèse vendus en pharmacie. Plus besoin d'acheter des cocktails d'anti-oxydants style : vit. A, C, E + Sélénium et Zinc. Ils sont tous dans l'ortie.
Les vitamines et minéraux contenus dans l'ortie sont ceux dont l'homme moderne est le plus souvent carencé, du fait de son alimentation industrielle dénaturée : calcium, fer, magnésium, sélénium, vitamine C etc.
Comment voir dans l'ortie une ennemie ? Elle n'est là que pour nous soutenir ... et peut-être aussi pour nous faire prendre conscience de nos erreurs.


Composition de la feuille d'Urtica dioïca fraîche
Synthèse de différentes analyses
(les chiffres précédés de ± correspondent à une seule analyse)
Élément Dosage moyen
Valeur énergétique ± 76,4 Kcal / 100 g
Eau 76,9 à 80 g /100 g
Fibres 2 à 5,3 g / 100 g
Cendres 4 à 5,6 g / 100 g
Calories 57 à 82 Kcal / 100 g
Protides 4,6 à 8 g / 100 g
Lipides 0,7 à 1,6 g / 100 g
Glucides 7,1 à 12,7 g / 100 g
Calcium 60 mg à 3,24 g / 100 g
Phosphore 10 à 673 mg / 100 g
Fer 7,8 à 13,4 mg / 100 g
Sodium 1 à 16 mg / 100 g
Potassium 400 mg à  2,044 g / 100 g
Magnésium 7 à 399 mg / 100 g
Manganèse 3 à 3,31 mg / 100 g
Zinc 0,9 à 1,87 mg / 100 g
Cuivre 0,52 à 1,59 mg / 100 g
Bore ± 3,05 mg / 100 g
Sélénium ± 2,7 μg / 100 g
(1μg = 1/1000 ème de mg)
Pro-Vitamine A ou Caroténoïdes 0 à 6 mg / 100 g
Vitamine B1 ou Thiamine 15 μg à 0,15 mg / 100 g
Vitamine B2 ou Riboflavine 0,12 à 0,23 mg / 100 g
Vitamine B3 ou vit. PP ou Niacine 0,1 à 1,45 mg / 100g
Vitamine B6 ou Pyridoxine ± 68 μg / 100 g
Vitamine B9 ou Acide folique ± 212 mg / 100 g
Vitamine C 18,8 à 350 mg / 100 g
Vitamine E ou α-Tocophérol ± 14,4 mg / 100 g


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