Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 19:12

 

Cette petite localité de l'Allier, située au nord de Montluçon, accueille le 13 juin 2010 sa 6 ème Fête de l'ortie et ses amies les plantes sauvages, de 9 h à 19 h (entrée 2 €). Certes, la fête est modeste, mais on est loin des coteries et mesquineries que l'on rencontre dans d'autres organisations...

 

Imaginez une femme passionnée par la dentelle qui découvre la ramie (cousine chinoise de notre grande ortie) en 1999. Elle s'aperçoit que le fil de ramie est plus facile à travailler que le fil de lin qu'elle employait jusqu'alors. C'est le début d'une passion qu'elle communique à une trentaine de dentellières de sa région. Ces femmes réalisent des ouvrages qu'elles exposent dans leur Musée de la Dentelle (tél. 04 70 06 92 69).


Si l'on trouve sur le marché des vêtements en ramie (chemises, sahariennes etc) de qualité médiocre, cela est dû aux traitements chimiques agressifs que leur font subir les chinois qui produisent cette fibre. Celle utilisée par Madeleine Hamon provient de France (Ets Bastien à Beauvois en Cambrésis) et déteint une résistance à toute épreuve. Ce n'est pas un hasard si l'on utilisait autrefois la fibre d'ortie pour faire des cordes d'arc et des filets de pêche.

 

SNV82143-copie-3.JPG

 

SNV82144

SNV82141

 

SNV82151

 

SNV82145

 

SNV82154

Partager cet article
Repost0
26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 16:11

 

Nous empruntons cette recette à Nicolas Potdevin, avec son aimable autorisation.

( Tiré de L'Ortie, Les éditions du coq à l'âne, Reims, 2009 ).

 

Pour 1 bouteille :

1 saladier de feuilles d'ortie, 1 l d'eau, 1 kg de sucre.

 

Lavez les feuilles d'ortie et placez-les dans un grand récipient. Mettez l'eau à bouillir et versez-la sur les orties. Mélangez, couvrez et laissez infuser 24h.

Après infusion, pressez bien les feuilles dans l'eau pour en sortir le suc, filtrez et versez dans une casserole. Ajoutez le sucre et mettez à chauffer à feu doux environ 30 minutes. Le mélange doit épaissir un peu. Versez encore bouillant dans une bouteille et laissez refroidir.


 

SNV82177

Partager cet article
Repost0
26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 15:17

 

La première anecdote - touchante - est de Nicolas Potdevin, producteur ardenneais spécialisé en plats préparés à base d'ortie. Elle est tirée du fascicule sur l'ortie qu'il a sorti en 2009 (aux éditions du coq à l'âne - Reims) :


Ma fille de 6 ans, grande mangeuse d'orties, a chuté, alors qu'elle était en short et en petit maillot, dans un massif d'orties. Devant ses pleurs et ses hauts cris, son grand frère lui lança " Arrête de pleurer, t'es une amie de l'ortie ou quoi ? "

Ce à quoi, sa soeur lui rétorqua en reniflant : " Bien sûr que je suis une amie de l'ortie, mais ça fait mal quand même ! "


Moralité, être un(e) ami(e) de l'ortie, c'est aussi savoir en accepter les désagréments. Nous vivons dans un monde de dualité, mais dans la réalité, le meilleur et le pire se cotoient souvent. C'est comme un arbre immense dont les feuilles caressent les nuages, tandis que ses racines plongent dans les profondeurs de la terre où grouillent des bêtes repoussantes.


 _______

 

 

Jean-Claude Chevalard, producteur et spécialiste des extraits végétaux à base de plante - dont l'ortie - raconte une anecdote savoureuse, qui illustre les extraordinnaires propriétés que confère la consommation d'ortie. L'histoire se passe en 2009 dans une exploitation agricole angevine. Un éleveur le consulte pour savoir comment faire profiter ses génisses des 5 ha d'orties qu'il a à sa disposition. On lui dit de faucher ses orties progressivement et de les donner à manger au bétail après les avoir laissé faner une journée. Mais l'éleveur ne suit pas le conseil et fauche la totalité de son champ d'orties en une seule fois. Résultat : ses génisses se gavent d'ortie tant et si bien qu'elles acquirèent une forme étonnante, sautant par dessus les barrières. N'ayant pas de chien-berger et ne pouvant courir après ses génisses survitaminées, l'éleveur dût attendre 6 semaines avant de pouvoir rassembler ses bêtes...

Bien des sportifs devraient s'inspirer de cet exemple, au lieu de se doper avec des produits illicites et dangereux.

 

Partager cet article
Repost0
17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 23:18

 

Urticamania va bientôt fêter sa première bougie.


La fréquentation - bien que modeste - est en nette augmentation avec plus de 60 connexions par jour (jusqu'à 99 le dimanche 2 mai 2010). On est loin des records des buzz people. Mais ce blog semble apprécié par quelques connaisseurs, puisque des professionnels nous ont manifesté leur soutien : un biologiste allemand, un ethno-botaniste français renommé, une herboriste québécoise et la secrétaire de l'Association des Amis de l'Ortie.

Au total, nous avons reçu plus de 10 000 visites en un an, dont 1600 pour le seul mois d'avril.

 

Si vous avez vous-même un blog ou un site internet, nous vous remercions de bien vouloir y placer un lien vers Urticamania , afin de nous accorder une meilleure visibilité dans les moteurs de recherche.

 

Et n'hésitez-pas à manger des orties, c'est la période de l'année où elle est la meilleure ... et la plus salutaire aussi.

Au repas d'Orties Folies, les 24 et 25 avril 2010, il y en aura dans tous les plats. C'est rustique, mais délicieux.


Partager cet article
Repost0
16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 06:56

 

  • Début mai : un reportage sur le salon Orties Folies

 

  • Courant juillet : un dossier sur l'Ortie par Anny Schneider, herboriste québécoise
Partager cet article
Repost0
13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 17:51

 

A ceux qui en doutaient encore, je peux l'affirmer catégoriquement, les ânes mangent bien des orties.

Leur technique est assez curieuse, puisqu'ils les délaissent jusqu'au moment où ils décident d'en manger. Ils les saisissent alors par la tige et les mâchent à rebrousse poil. Ils ont dû constater qu'ainsi, ils se piquent moins, la majorité des poils urticants étant dirigés vers le haut des feuilles.

De tout temps, l'homme a découvert des propriétés aux plantes en observant le règne animal. C'est ainsi que des bergers éthiopiens ont découvert les vertus du café, en voyant leurs chèvres toutes excitées après en avoir mangé.

En ce qui concerne l'âne, il est moins bête qu'on le pense généralement, puisqu'il recrache les noyaux des fruits. Or justement, l'amande de ces noyaux contient de l'acide prussique toxique, qu'il faut éviter et que l'on peut détecter à son amertume.

L'âne, symbole d'humilité, serait-il sur Terre pour nous montrer la voie ? Contrairement à notre époque qui ne recherche que les choses agréables, il y a un intérêt a ne pas délaisser des aliments à priori rebutants, sans verser pour autant dans le masochisme.

 

BABOUweb

 

 


Partager cet article
Repost0
10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 22:30

 

L'ortie tient de longue date une place capitale dans la médecine populaire en Turquie, en particulier en Anatolie.

En effet, la population attribue des vertus anti-cancéreuses aux graines d'ortie romaine (Urtica pilulifera) , qui se vendent à prix d'or. Leur récolte est rendue difficile du fait que la graine se ressème spontanément à maturité et des nombreux poils urticants de cette espèce.

Cet attrait pour la graine d'ortie n'est pas nouveau. Dans l'Antiquité, Pline l'Ancien en faisait déjà mention, précisant que la graine d'ortie romaine d'Alexandrie était très recherchée.

 

Dans le nord du pays, en bordure de la Mer Noire, les paysannes turques récoltent encore aujourd'hui les feuilles de la grande ortie (Urtica dioïca) pour leur usage alimentaire et médicinal. Elles s'en servent pour traiter l'arthrite, l'anémie, le rhume des foins, les troubles rénaux et pour soulager les douleurs.

 

Ce n'est sans doute pas un hasard si Gulsel Kavalali, l'auteur du seul ouvrage scientifique complet publié sur l'ortie (en anglais) est d'origine turque.

 

3879966332 e290ea2b3a o

Paysannes turques récoltant des feuilles d'ortie au printemps

3879981274 9c0f52ea30 o


Partager cet article
Repost0
9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 10:52

 

La Laportée du Canada (Laportea canadensis)  est une plante urticante à larges feuilles de la famille des urticacées. On la rencontre dans une grande partie de l'Amérique du Nord - d'où elle est originaire - dans les clairières humides et au bord des cours d'eau. Comme sa cousine la grande ortie (Urtica dioïca) - qui elle a été introduite par les colons européens - elle forme parfois des massifs importants, empêchant toute autre végétation. Elle sert aussi de refuge aux animaux pour se protéger contre leurs prédateurs.

 

DSCF1983 webFaon né de la veille blotti dans les Laportées


27-Ortie desbois

 

27-Ortiegraines.JPG recadrée

 

 

______

 

 

Lors d'un voyage en Inde en 2008, j'ai photographié plusieurs espèces d'orties non identifiées dans l'état du Maharastra. Principalement dans la région fraîche, humide et montagneuse de Lonavale, entre Mumbai et Pune, ainsi que dans le Sanjay Gandhi National Park, au nord de l'agglomération de Mumbai.

Merci à ceux qui me permettraient de préciser le nom de ces orties.

 


INDIA BRUT SAMSUNG 1022

Cette photo (de laportée ?) a été prise à l'intérieur d'un lotissement d'hébergement gouvernemental. Les bungalows défraîchis étaient disséminés dans un sous-bois entièrement tapissé d'orties.  Les jardiniers, qui avaient coutume d'arracher ces "mauvaises herbes", ignoraient tout de leurs propriétés. Je leur expliquai que c'est une plante médicinale de grande valeur et comestible de surcroît. Lorsque j'en mangeai quelques feuilles crues devant eux, ils n'en sont pas revenus.

 


INDIA BRUT SAMSUNG 1056

  Il semble s'agir ici de l'Urtica thunbergiana , présente surtout en Chine, en Sibérie orientale et à Taïwan. C'est une espèce très urticante.

 

INDIA BRUT SAMSUNG 1057

INDIA BRUT SAMSUNG 1058

 

 

INDIA BRUT SAMSUNG 1090Sur cette photo et la suivante, il s'agit sans doute d'une laportée


INDIA BRUT SAMSUNG 1095 

INDIA BRUT SAMSUNG 1093

 

INDIA BRUT SAMSUNG 1092

Le gastéropode ne craint pas les poils urticants.

 

 

INDIA BRUT SAMSUNG 1094

 

INDIA BRUT SAMSUNG 1200

Laportea interrupta  (hindi : bichata, bichua). On trouve cette espèce dans tout le sud-est asiatique, la Chine, l'Inde, Sri Lanka, l'ex-Indochine et l'Australie.

 

 

On pourra voir une autre photo d'ortie indienne, plus dangereuse, prise dans le Corbett National Park, en cliquant sur ce lien link

 


Partager cet article
Repost0
6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 18:23

 

Anny Schneider est une herboriste québécoise d'origine alsacienne, qui s'est forgée une certaine réputation dans son pays d'adoption. Elle est l'auteure de 4 livres à succès et revendique 30 ans d'expérience dans la pratique des plantes médicinales.


Elle a écrit ce poème sur l'ortie :


 

Paroles d’ortie

 

L’ortie, mon amie, m’a dit tout ceci :

« Que je vienne d’Europe ou d’Amérique,

Brûlante, dioïque, des bois, laportée, gracile ou urticante,

Que je chatouille à peine ou que je brûle franchement,

Dans mon essence, je suis presque toujours la même,

Bénéfique pour la plupart des animaux à sang chaud.

Plusieurs d’ailleurs, aiment me dévorer toute crue,

C’est pour ça qu’assez vite je me suis pourvue

De fines aiguilles gonflées d’histamine, d’acides formique et gallique,

Pour survivre au passage, à l’appétit des herbivores les plus stupides.

 

Les derniers arrivés dans l’évolution, et les plus finauds

Que sont les primates à deux pattes, parce qu’ils parlent eux, et se sont donné le mot,

Car depuis des siècles, ils se sont transmis les secrets de mes utilités.

Les plus intelligent (e) s, bien sûr, ont même appris à me reproduire

Dans leurs espaces et dès le printemps,

Ils m’apprêtent comme il faut pour regéner leur sang

Avec mes plus tendres pousses vertes, celles des extrémités.

Un peu plus tard l’été, quand minéraux et cristaux saturent mes canaux,

Ils savent me préparer en bouillon bien dosé, pour nettoyer leurs rognons encombrés

Et surtout, à leurs mâles fatigués, restituer leur vigueur et virilité et les rendre plus actifs.

Plus tard, mes fleurs et graines surtout, produisent de bons gras essentiels et une farine nutritive,

Qui nourrissent les glandes autant que les cheveux, des hommes comme des chevaux.

 

Les femmes avisées de jadis, savaient tisser des étoffes résistantes de mes fibres cardées

Et Milarepa le sage du Tibet, pour qui j’étais parfois l’unique aliment,

Brillait, grâce à moi, d’un  beau hâle vert phosphorescent.

Même Le grand Victor Hugo dans ses Misérables m’a célébré pour mes moult utilités !

 

Moi l’ortie, une autre de ces plantes pensantes, plus précise parfois qu’un ordi,

Je repère et cible précisément ce qui, d’urgence vraiment, doit être évacué prestement.

Avec les reins et leurs chutes comme émonctoires privilégiés

Je rétablis aussi, quand c’est demandé, par ma sagesse moléculaire intrinsèque,

Jusqu’aux principaux sièges régénérateurs des globules rougeoyants,

Rate, foie et surrénales qu’on appelle aussi les mères du sang.

 

Justement, comme une maman bienveillante je suis, moi la bonne vieille ortie,

Houspillant au passage la chair en surface, je fais ainsi dériver le sang

Du foyer douloureux pour faire diversion salutaire,

Ramenant chaleur et force, là où il le faut,

En renforçant les rognons, la ceinture et ce qui la sous-tend

Et en restituant son feu au sang,

Je suscite ardeur et courage, et parfois même, je sers à agrandir une famille au bon moment,

Sinon par mes effets alcalinisants, à purifier celui des ados et aînés fatigués.

 

À vous qui contribuez à me protéger, à me reproduire et à me célébrer,

Du fumier des ruminants à la vigilance du jardinier qui m’aura amendé,

Si vous savez me cueillir, me préparer et me prendre adéquatement,

Je saurais vous remercier, bien autrement que superficiellement,

Finalement,  en douceur, en force et en profondeur,

Par-delà mes aiguillons acérés, parole d’ortie, promis, juré ! »

 

Anny Schneider,
Auteure et herboriste, Shefford, Québec Canada

 


Annyortiestjo.JPG

 

Partager cet article
Repost0
6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 10:52

 

Kiva Rose est une herboriste américaine, également chamane et artiste, établie au fin fond du Nouveau Mexique. Elle a acquit une bonne pratique ces dernières années. Comme beaucoup d'herboristes et d'ethnobotanistes, elle porte une affection particulière envers l'ortie, cette "mauvaise herbe" tant calomniée

 

Actuellement, c'est plutôt le moment de consommer l'ortie fraîche, crue ou cuite. Ses feuilles sont encore tendres et gorgées d'énergie vitale. Mais Kiva Rose s'est surtout intéressée aux graines d'ortie, qu'elle a testées sur elle-même, après avoir étudié l'opinion des meilleurs herboristes anglo-saxons.

Kiva Rose trouve que "la graine d'ortie est beaucoup moins rafraîchissante et desséchante" que la feuille, et qu'elle a "un effet beaucoup plus nutritif et réparateur sur les reins et les surrénales, les rendant nettement plus adaptées en cas d'épuisement profond et de déficience (rénale)". Elle recommande la graine d'ortie même en cas de déficience rénale chronique. Elle lui reconnait également des propriétés adaptogènes sur les surrénales, en particulier "en cas de fatigue avec nervosité et incapacité à se concentrer".

Mais la graine d'ortie fraîche ayant un effet excitant, seule la graine sèche doit être utilisée. Kiva Rose met aussi en garde : en cas de cure, "la réduction du stress, le changement de mode de vie et de nutrition" sont indispensables pour éviter une aggravation des problèmes.

 

Par certaines de ses propriétés (adaptogène, tonique, aphrodisiaque) la graine d'ortie ressemble au ginseng et à la maca, dont elle constitue un bon succédané.

 

Voir aussi  Les étonnantes propriétés de la graine d'ortie ***


Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : URTICAMANIA
  • : LES VERTUS DE L'ORTIE Tribune libre concernant l'ortie sous tous ses aspects : histoire, environnement, alimentation, santé, informations pratiques...
  • Contact

Archives